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Photo d’illustration

Les forces vives du Nord-Kivu saluent la convocation d’un dialogue national par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’elles considèrent comme une voie vers une paix durable en République démocratique du Congo. Dans une déclaration établie à Beni le 29 août 2026 et consultée par YOKA INFOS, elles demandent toutefois que ce processus soit engagé rapidement, sans retarder les mesures urgentes destinées à protéger les populations.

Réunies au sein du Collectif des forces vives du Nord-Kivu, plusieurs organisations de la société civile, de jeunesse, des confessions religieuses et des acteurs communautaires disent accueillir favorablement l’initiative du chef de l’État. Pour elles, le recours au dialogue constitue une alternative nécessaire dans une région confrontée depuis plusieurs années à des violences et à des déplacements de populations.

Dans leur déclaration, les signataires estiment que la démarche présidentielle répond à une attente exprimée par une partie de la population du Nord-Kivu.

« Cette décision courageuse répond à une attente longtemps exprimée par la population du Nord-Kivu, martyrisée depuis plus de trois décennies. Elle prouve que la voie politique reste supérieure à la voie des armes », peut-on lire dans le document consulté par YOKA INFOS.

Mais ce soutien est accompagné d’une demande d’action immédiate. Les organisations rappellent que la situation sécuritaire continue d’affecter les populations et que l’ouverture d’un processus politique ne devrait pas suspendre les mesures destinées à répondre à l’urgence.

« Le dialogue est nécessaire, mais il ne doit pas être un prétexte pour retarder des mesures conservatoires immédiates », préviennent-elles, avant d’ajouter : « Chaque heure sans paix est une vie de trop perdue. »

Le collectif appelle ainsi à une mise en œuvre rapide du dialogue, avec un calendrier qu’il souhaite court et contraignant. Les signataires demandent que les discussions débouchent sur des résultats concrets plutôt que sur de simples recommandations.

La question de la représentativité figure également parmi leurs principales préoccupations. Les organisations plaident pour un processus associant les différentes composantes de la classe politique, notamment la majorité et l’opposition, mais aussi les communautés concernées par les conflits dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri.

Sur le plan social, elles proposent notamment une représentation minimale de 30 % pour plusieurs catégories de la population, parmi lesquelles les femmes, les jeunes, les déplacés, les exilés, les victimes, les confessions religieuses et la diaspora congolaise.

Pour les forces vives, le futur dialogue ne devrait par ailleurs pas se limiter aux questions institutionnelles ou au partage du pouvoir. Elles souhaitent voir inscrits à l’ordre des discussions des sujets tels que la gouvernance sécuritaire, la justice transitionnelle, le retour des réfugiés et des déplacés, ainsi que la gestion des ressources naturelles et le modèle de décentralisation.

Les signataires demandent également des garanties pour renforcer la confiance autour du processus. Ils préconisent notamment « une médiation neutre et la publication des termes de référence avant le début des travaux », afin que les participants disposent d’un cadre clairement défini avant l’ouverture des discussions.

La déclaration, établie à Beni le 29 août 2026, comporte les noms et signatures des représentants de neuf associations membres du collectif. Ces organisations disent vouloir contribuer au processus de paix, tout en appelant les autorités à ne pas dissocier les discussions politiques des mesures urgentes attendues sur le terrain.

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