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17 mai 2026
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À Tshikapa, dans la province du Kasaï, l’écart entre le taux officiel et celui pratiqué sur le marché parallèle continue de susciter des inquiétudes. La société civile dénonce une spéculation qui fragilise davantage le pouvoir d’achat des habitants.

Le marché de change connaît une forte instabilité à Tshikapa, où les taux appliqués dans plusieurs maisons de change informelles s’éloignent considérablement des chiffres publiés par la Banque centrale du Congo (BCC).

Dans ses cotations rendues publiques vendredi 15 mai 2026, la BCC fixe le dollar américain à 2 239 francs congolais. Cependant, sur le terrain, le billet vert s’échange entre 2 350 et 2 500 francs congolais dans plusieurs coins de la ville, avec des variations pouvant atteindre 2 700 francs selon les zones et la disponibilité des devises.

Cette situation impacte directement les ménages et les petits commerçants, confrontés à une hausse continue des prix des produits de première nécessité. Plusieurs habitants dénoncent une spéculation grandissante sur le marché des devises.

Outre l’achat du dollar, certains cambistes appliquent également des taux jugés défavorables lors de la conversion des devises étrangères en francs congolais. Des usagers affirment recevoir entre 2 000 et 2 100 francs pour un dollar, accentuant ainsi les pertes pour les consommateurs.

Des acteurs de la société civile du Kasaï estiment que cette tendance reflète un dysfonctionnement du marché monétaire local et appellent les autorités compétentes à renforcer les mécanismes de contrôle afin de limiter les abus observés dans le circuit informel.

Face à cette situation, la Banque centrale du Congo rappelle que ses taux demeurent la référence officielle pour les opérations financières à travers le pays et encourage la population à privilégier les circuits réglementés.

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