
Les autorités provinciales du Sud-Ubangi ont suspendu quarante chefs d’établissements scolaires pour avoir exigé des frais supérieurs au montant officiel fixé pour la participation à la session ordinaire de l’Examen d’État 2026. Cette décision, annoncée lundi 6 juillet, vise à lutter contre les pratiques frauduleuses dans le secteur de l’éducation et à protéger les parents contre les perceptions illégales.
Le gouvernement provincial du Sud-Ubangi a décidé de suspendre 40 chefs d’établissements scolaires reconnus coupables d’avoir surfacturé les frais de participation à la session ordinaire de l’Examen d’État 2026. La mesure a été annoncée par le ministre provincial de l’Éducation, Félix Mondesie, à l’issue des enquêtes menées sur le déroulement des épreuves dans plusieurs écoles de la province.
Selon le ministre, les investigations ont révélé que plusieurs responsables d’établissements avaient exigé aux parents des montants compris entre 100 000 et 150 000 francs congolais, alors que le gouvernement provincial avait officiellement fixé les frais de participation à 80 000 francs congolais.
Pour Félix Mondesie, cette pratique constitue une violation des instructions des autorités compétentes et une atteinte aux efforts visant à garantir un accès équitable aux examens certificatifs.
« Cette pratique est une antivaleur », a déclaré le ministre provincial, précisant que ces suspensions visent à « rétablir l’ordre dans le secteur de l’éducation » au Sud-Ubangi.
Cette décision intervient alors que les autorités provinciales avaient, avant le lancement des épreuves, multiplié les mises en garde contre toute majoration illégale des frais exigés aux candidats. Le ministre de l’Éducation avait notamment averti que tout chef d’établissement ne respectant pas le tarif officiel s’exposerait à des sanctions administratives.
Malgré ces avertissements, certains responsables d’écoles ont poursuivi ces pratiques, imposant un fardeau financier supplémentaire à de nombreuses familles déjà confrontées à des difficultés économiques. Les enquêtes diligentées par les services de l’Éducation ont permis d’identifier les établissements concernés et de justifier les mesures disciplinaires prises.
Au-delà de la sanction, les autorités provinciales entendent faire de cette décision un signal fort en faveur de la bonne gouvernance dans le système éducatif. Elles rappellent que le respect des frais officiellement fixés constitue une obligation pour tous les établissements scolaires appelés à organiser les examens nationaux.
L’Examen d’État demeure l’une des principales évaluations certificatives en République démocratique du Congo, et son organisation est régulièrement accompagnée de mesures destinées à prévenir les abus susceptibles de compromettre l’égalité des chances entre les candidats.
Par cette série de suspensions, le gouvernement provincial du Sud-Ubangi réaffirme sa volonté de combattre les pratiques illicites dans le secteur de l’enseignement et de renforcer la confiance des parents dans la gestion des examens officiels. Les autorités promettent de poursuivre les contrôles afin d’assurer le strict respect des décisions prises en faveur d’une éducation plus transparente et plus équitable.
