
Le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a officiellement donné le coup d’envoi de la session ordinaire de l’Examen d’État 2025-2026 ce lundi 22 juin à Isiro. Au total, 7 459 candidats, dont une majorité de filles, prennent part à ces épreuves nationales dans un contexte marqué par des préoccupations sécuritaires dans certaines zones de la province.
La province du Haut-Uele a rejoint ce lundi le reste du pays dans le lancement officiel de la session ordinaire de l’Examen d’État, étape décisive pour des milliers d’élèves finalistes du secondaire. La cérémonie a été présidée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu à l’Institut Monseigneur Uma, situé dans la ville d’Isiro, en présence des autorités politico-administratives, sécuritaires et éducatives.
Selon les statistiques présentées à cette occasion, 7 459 candidats sont inscrits pour cette édition au sein des provinces éducationnelles Haut-Uele 1 et Haut-Uele 2. Parmi eux figurent 3 872 filles contre 3 587 garçons, confirmant une progression constante de la participation féminine aux examens certificatifs dans cette partie du pays.
Dans son allocution, le chef de l’exécutif provincial a encouragé les finalistes à aborder les épreuves avec confiance et détermination. Il a rappelé que l’Examen d’État constitue une étape importante dans le parcours académique des élèves et un tremplin vers l’enseignement supérieur et le monde professionnel.
« Ces quatre jours représentent une page décisive pour votre avenir et celui de notre province », a notamment déclaré Jean Bakomito Gambu devant les candidats et les responsables du secteur éducatif.
Au-delà de l’aspect pédagogique, le gouverneur a également insisté sur les dispositions prises pour garantir le bon déroulement de la session. Il a réaffirmé l’engagement des autorités provinciales à assurer l’acheminement sécurisé des malles d’examens ainsi que des copies vers les centres de traitement prévus à cet effet.
Cette édition de l’Examen d’État se déroule dans un contexte particulier pour certaines zones du Haut-Uele. Ces dernières semaines, la région de Gombari a notamment été confrontée à des menaces sécuritaires liées aux incursions attribuées aux combattants ADF. Face à ces préoccupations, les autorités provinciales assurent que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont pris les mesures nécessaires pour sécuriser les centres de passation et protéger les candidats.
Jean Bakomito a également adressé un message de solidarité aux élèves des territoires de Wamba, Dungu, Faradje, Rungu, Watsa et Niangara, tout en saluant les efforts consentis par les parents, les enseignants et les encadreurs pour accompagner les finalistes jusqu’à cette étape cruciale.
Après le lancement officiel, le gouverneur a effectué une visite dans plusieurs centres d’examen d’Isiro afin de s’assurer du respect des règles de discipline, de transparence et d’équité qui encadrent les épreuves.
À travers cette mobilisation, les autorités provinciales espèrent voir le Haut-Uele améliorer ses performances au niveau national. Pour les milliers de candidats engagés dans cette session, l’enjeu est désormais de transformer plusieurs années d’apprentissage en réussite académique, malgré les défis auxquels certaines communautés continuent de faire face.
Par : Denis BAKUMANI
