Screenshot_20260806-195638
screenshot 20260806 1956384315903598245376370

Après plus de sept mois de détention, Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary, deux hauts cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), devraient être entendus ce vendredi 7 août 2026 par l’auditorat militaire général. Leur dossier, jusque-là traité par le Conseil national de cyberdéfense (CNC), a été transféré à la justice militaire, selon une source proche de la procédure.

L’audition des deux responsables politiques était initialement prévue le jeudi 6 août, mais elle a été reportée. D’après la même source, cette décision vise à éviter un rassemblement de militants devant les installations de l’auditorat militaire général, comme cela avait été observé lors d’une précédente convocation.

Selon les informations disponibles, Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary sont attendus vendredi matin avant d’être conduits vers un lieu tenu secret, où ils devraient être interrogés par les magistrats militaires. À ce stade, les charges retenues contre eux n’ont pas été rendues publiques.

« On leur demande d’être là demain matin, à 10 heures, pour les mettre dans un véhicule et les amener là où ils seront interrogés », a confié une source proche du dossier, qui s’interroge également sur les modalités retenues pour cette audition. « Pour une audition censée être publique, pourquoi les amener dans des espaces privés, alors que la justice officielle est censée se tenir dans les bâtiments de l’État ? », a-t-elle ajouté.

Le transfert du dossier du Conseil national de cyberdéfense vers l’auditorat militaire général marque une nouvelle étape dans cette affaire qui retient l’attention de la classe politique congolaise depuis plusieurs mois.

Aubin Minaku, vice-président du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du parti, ainsi que Dunia Kilanga, secrétaire national chargé de la mobilisation, avaient été interpellés entre décembre 2025 et janvier 2026 à leurs domiciles respectifs par des hommes armés, certains en uniforme et d’autres en tenue civile, selon les informations rapportées par leurs proches.

Alors que l’audition annoncée pourrait permettre d’éclairer les contours de cette procédure, les observateurs restent attentifs aux développements de ce dossier, qui intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en République démocratique du Congo. Les prochaines étapes de l’instruction devraient notamment permettre de préciser les faits reprochés aux deux responsables du PPRD et les suites judiciaires qui pourraient en découler.

Laisser un commentaire

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.