10 septembre 2026
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Huit prévenus, dont trois officiers de la Police nationale congolaise et cinq agents civils du commissariat urbain de Kisangani, ont comparu mercredi 9 septembre 2026 devant la Cour militaire de la Tshopo-UELES. Ils sont poursuivis dans le cadre d’une procédure de flagrance, à la suite d’une vidéo devenue virale montrant l’agression présumée d’un magistrat civil à Kisangani.

L’affaire a été examinée lors d’une audience introductive au siège de la Cour militaire de la Tshopo-UELES. Les poursuites font notamment suite à une dénonciation introduite par deux parties civiles, identifiées dans le dossier comme Hikobya Ahon et Isanga Rosette.

À l’audience, le ministère public, représenté par le lieutenant-colonel magistrat Hisokelo, a présenté plusieurs chefs de poursuite. Il s’agit notamment de l’outrage à magistrat, des blessures volontaires simples, des destructions méchantes ainsi que de l’incitation de policiers à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline.

Parmi les prévenus figurent le commissaire principal Gibiabongo Ngangé, présenté comme commandant du commissariat urbain de Kisangani, ainsi que les commissaires principaux de police Kamunganda Justin et Yolino Lokafola. Cinq agents civils du même commissariat, dont deux femmes, sont également concernés par la procédure.

Les huit prévenus ont été identifiés lors de cette première audience devant la première chambre de la Cour militaire, présidée par le colonel-magistrat Shungu Yuma Gabriel.

Toutefois, la juridiction a constaté que tous les prévenus n’avaient pas encore organisé leur défense. Afin de leur permettre d’exercer pleinement leurs droits, la Cour a renvoyé contradictoirement l’affaire au jeudi 10 septembre 2026 pour la poursuite de l’instruction au fond.

Cette procédure intervient dans un contexte marqué par la diffusion massive sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une altercation impliquant des policiers et un magistrat civil. Les images ont suscité de nombreuses réactions à Kisangani, mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à établir les responsabilités individuelles des personnes poursuivies.

La Cour militaire devra ainsi examiner les faits, les éléments de preuve et les responsabilités éventuelles de chacun des prévenus au cours de la suite de la procédure. À ce stade, tous bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision judiciaire définitive.

Source : YOKA INFOS

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