4 septembre 2026
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L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a franchi le cap des 3 000 décès, alors que le nombre de cas confirmés dépasse désormais 6 000. Face à l’ampleur de la crise, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, appelle les États membres à accélérer leur soutien financier à la riposte.

Lors d’une réunion d’information virtuelle avec les États membres, mardi 1er septembre 2026, le chef de l’OMS a qualifié l’épidémie de « deuxième plus importante jamais enregistrée » et de « la plus rapide que nous ayons jamais vue ».

Selon le bilan disponible au 31 août, la RDC comptait 6 186 cas confirmés, dont 3 007 décès et 1 409 guérisons, pour un taux de létalité de 48,6 %. L’épidémie concerne désormais six provinces et 60 zones de santé, compliquant davantage la coordination des opérations de riposte.

L’une des principales préoccupations de l’OMS reste la persistance des décès au sein des communautés. Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, une grande partie des personnes décédées n’étaient pas identifiées comme contacts connus, ce qui laisse craindre l’existence de chaînes de transmission encore non détectées.

« Tous les aspects de la riposte ont été renforcés et continueront d’être étendus. Nous mettrons fin à cette épidémie. La question est de savoir à quelle vitesse, et combien de vies seront perdues avant que nous le fassions », a déclaré le Directeur général de l’OMS.

La situation est également compliquée par les difficultés d’accès à certaines zones, les insuffisances des infrastructures sanitaires et la défiance d’une partie de la population. Ces facteurs rendent notamment plus difficile l’identification précoce des cas et le suivi des personnes ayant été en contact avec des malades.

Pour les six prochains mois, le gouvernement congolais a élaboré un plan de réponse dont le financement est estimé à 1,3 milliard de dollars. L’OMS appelle ainsi les partenaires et les États membres à renforcer rapidement leurs contributions.

« Plus on tarde, plus le coût en vies humaines et en ressources est élevé », a insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus, appelant à accélérer le financement du plan national.

Malgré l’ampleur de l’épidémie, l’OMS et les autorités congolaises maintiennent leur objectif de contenir la propagation du virus. La rapidité de la détection des nouveaux cas, le suivi des contacts et l’accès aux soins restent déterminants pour réduire les pertes humaines et interrompre les chaînes de transmission encore actives.

Source : YOKA INFOS

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