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24 juillet 2026
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Les autorités sanitaires de Nyakunde, dans le territoire d’Irumu en province de l’Ituri, plaident pour une présence permanente de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Elles estiment que le renforcement du dispositif sécuritaire est indispensable pour garantir la continuité de la riposte contre la maladie à virus Ebola dans cette zone fortement exposée à l’insécurité.

Alors que la 17ᵉ épidémie d’Ebola continue de mobiliser les équipes sanitaires en Ituri, les responsables de la riposte à Nyakunde tirent la sonnette d’alarme sur les défis sécuritaires qui menacent les interventions médicales. Selon eux, l’instabilité persistante dans cette partie du territoire d’Irumu compromet les efforts engagés pour contenir la propagation du virus.

Cette demande intervient quelques jours après le déploiement, le 16 juillet 2026, d’une base opérationnelle mobile de la MONUSCO à Marabo, localité située à une quarantaine de kilomètres de Bunia. Ce dispositif a été mis en place au lendemain d’incidents sécuritaires, notamment une tentative d’attaque visant le Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Nyakunde, un site stratégique dans la prise en charge des malades.

Pour les autorités sanitaires, cette présence ponctuelle des Casques bleus constitue un premier pas, mais elle reste insuffisante face aux menaces qui pèsent sur les structures de santé et les équipes de riposte. Elles appellent ainsi à l’installation durable d’un dispositif de sécurité capable d’assurer la protection des infrastructures médicales, du personnel soignant ainsi que des populations vivant dans les zones affectées.

Les responsables de la riposte soulignent que toute interruption des activités sanitaires pourrait avoir des conséquences importantes sur la maîtrise de l’épidémie. Les opérations de surveillance, la recherche des contacts, la vaccination ciblée et la prise en charge des personnes infectées nécessitent un environnement sécurisé pour être menées de manière efficace.

Ils estiment également qu’une présence permanente de la MONUSCO contribuerait à restaurer la confiance des communautés, souvent fragilisée par les violences armées, tout en facilitant le travail des équipes médicales et humanitaires déployées sur le terrain.

Depuis le début de cette nouvelle flambée d’Ebola, les autorités congolaises, avec l’appui de leurs partenaires nationaux et internationaux, multiplient les interventions afin de limiter la propagation de la maladie. Toutefois, dans plusieurs zones de l’Ituri, les contraintes sécuritaires demeurent un obstacle majeur à l’efficacité de la riposte.

Face à cette situation, les autorités sanitaires de Nyakunde espèrent que leur appel sera entendu afin de garantir un environnement plus sûr pour les acteurs engagés dans la lutte contre Ebola. Elles considèrent que la protection des équipes de riposte et des infrastructures de santé est une condition essentielle pour préserver les acquis enregistrés dans la lutte contre l’épidémie et éviter une aggravation de la crise sanitaire.

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