

Le concours national d’admission dans les écoles militaires s’est tenu dimanche 6 septembre 2026 à travers la République démocratique du Congo, avec un seul centre retenu pour la Tshopo, à l’Athénée Royal de Kisangani. Au total, 380 candidats, dont 48 filles, ont pris part aux épreuves organisées dans la province.
À Kisangani, les candidats civils et militaires ont été réunis sur le même site pour tenter d’obtenir une place dans différentes écoles militaires. Pour les civils, ces concours ouvrent la voie à une formation destinée à intégrer les Forces armées de la RDC, tandis que les militaires peuvent accéder à des formations spécialisées.
L’ouverture officielle des épreuves a été marquée par la présence du commandant intérimaire de la 31ᵉ région militaire, le général de brigade Mboyo Kongolo Fabrice. Dans son adresse aux candidats, l’officier a insisté sur la discipline, le courage et l’engagement nécessaires pour servir la nation.
Il a également mis en garde les candidats contre toute tentative de fraude, les invitant à compter sur leurs propres efforts.
« Ce n’est pas en trichant chez le voisin qu’on peut être fier de ça », a-t-il notamment déclaré avant de proclamer officiellement l’ouverture du concours.
Selon le coordonnateur SCIFA de la 3ᵉ zone de défense, le major Nestor Mavudisa, le site de Kisangani a regroupé 380 candidats, parmi lesquels 48 filles. Les épreuves se sont déroulées sous la supervision d’une équipe militaire venue s’assurer du respect des procédures.
Le colonel Kitengi Mangala Hamed, superviseur du centre, a pour sa part relevé l’importance de ces concours dans le processus de renouvellement des effectifs de l’armée. Il a toutefois évoqué certaines difficultés organisationnelles rencontrées lors de cette édition.
Parmi les contraintes signalées figurait notamment le traitement des dossiers dans un délai jugé court. Plus de 400 dossiers avaient été examinés au départ, avant que 308 candidats ne soient finalement retenus pour participer aux épreuves, selon les responsables du centre.
Certains dossiers ont été écartés en raison notamment de l’âge des candidats, de pièces manquantes ou, pour les militaires, de l’absence d’autorisation de leur commandant. Le superviseur a ainsi souhaité que, lors des prochaines éditions, les équipes chargées du contrôle puissent arriver suffisamment tôt sur les sites afin de procéder aux vérifications dans de meilleures conditions.
« Nous sommes là depuis le matin et jusqu’à ce qu’on arrive au bout et clôturer la session », a expliqué le colonel Kitengi Mangala Hamed, évoquant les contraintes liées à la supervision des épreuves.
Du côté des candidats, la rigueur observée pendant le concours a également été relevée. Certains participants ont indiqué que les téléphones et les montres n’étaient pas autorisés dans les salles, obligeant chacun à compter uniquement sur ses connaissances et sa capacité de réflexion.
Au-delà de la sélection, ces épreuves interviennent dans un contexte où les Forces armées de la RDC cherchent à renforcer leurs effectifs et leurs capacités, notamment à travers la formation de nouveaux personnels et la spécialisation de militaires déjà en service.
À Kisangani, les candidats devront désormais attendre les résultats de cette sélection nationale. Pour les participants, cette étape représente surtout une possibilité d’accéder à une formation militaire et, pour plusieurs d’entre eux, de concrétiser leur volonté de servir sous le drapeau.
Source : YOKA INFOS

Rédaction centrale – YOKA INFOS
La Rédaction YOKA INFOS réunit des journalistes, correspondants et collaborateurs engagés dans la production d’une information fiable, vérifiée et équilibrée. Elle couvre l’actualité politique, institutionnelle, judiciaire, sécuritaire, économique, sociale, culturelle et sportive en République démocratique du Congo. Fidèle à sa devise, « Informer. Inspirer. Unir. », la rédaction place la rigueur, l’éthique et l’intérêt public au cœur de son travail.

