6 septembre 2026
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Le gouvernement congolais exige l’arrêt de toute perception obligatoire de frais scolaires dans les écoles primaires publiques situées dans les zones du Nord-Kivu contrôlées par l’AFC/M23. Dans un communiqué daté du 4 septembre 2026, le ministère de l’Éducation nationale rappelle que la gratuité de l’enseignement primaire public demeure un principe constitutionnel applicable à tous les enfants congolais.

Cette mise au point intervient après que le ministère a pris connaissance d’un document daté du 28 août et « présenté comme un arrêté provincial », fixant différentes contributions à la charge des parents pour l’année scolaire 2026-2027 dans les zones concernées.

Kinshasa conteste ainsi la perception de ces contributions et demande leur cessation.

« Aucun frais ni aucune contribution obligatoire, quelle qu’en soit l’appellation (frais scolaires, appui social, accompagnement de la gratuité ou toute autre dénomination) ne peut être exigé des parents d’élèves du primaire public », souligne le communiqué.

Le ministère fonde sa position sur l’article 43 de la Constitution, qui consacre le caractère obligatoire et gratuit de l’enseignement primaire dans les établissements publics. Il précise également que le paiement d’une contribution ne peut conditionner l’inscription d’un enfant, son accès aux cours ou son maintien à l’école.

Cette question s’inscrit dans un contexte particulier dans l’Est du pays. La gratuité de l’enseignement primaire avait déjà été remise en cause dans les zones contrôlées par l’AFC/M23 au cours de l’année scolaire précédente, avec l’instauration de frais scolaires dénoncée par Kinshasa. En mars 2026, la RDC avait encore porté cette question devant le Conseil de sécurité des Nations unies, en dénonçant l’impact du conflit sur l’éducation et la mise à mal de la gratuité dans les territoires concernés.

Le gouvernement assure, de son côté, poursuivre la prise en charge des salaires et primes des enseignants concernés ainsi que des frais de fonctionnement prévus pour les établissements et bureaux gestionnaires sur l’ensemble du territoire national.

Cette position intervient également après une nouvelle réaction de l’opposant Delly Sesanga, qui a appelé au retrait des frais imposés aux familles dans les zones contrôlées par l’AFC/M23. Il estime que la gratuité du primaire public constitue un acquis social qui doit être préservé, quelles que soient les conditions sécuritaires ou l’autorité contrôlant une zone donnée.

Pour Kinshasa, aucun enfant ne devrait donc être privé d’école primaire publique pour des raisons financières. Le ministère demande aux responsables concernés de mettre fin aux perceptions dénoncées, alors que la rentrée scolaire 2026-2027 est déjà effective depuis le 1er septembre.

Source : YOKA INFOS

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