
Plus de trente civils ont été tués entre le 12 et le 16 juillet 2026 dans une succession d’attaques attribuées aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la ville et le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Cette recrudescence des violences provoque de nouveaux déplacements de populations et ravive les appels en faveur d’un renforcement des mesures de protection des civils.
La situation sécuritaire continue de se détériorer dans la région de Beni, au Nord-Kivu, où une nouvelle vague d’attaques armées a coûté la vie à plus de trente civils en l’espace de cinq jours. Selon plusieurs sources locales, ces violences, attribuées aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), ont visé aussi bien des quartiers de la ville de Beni que plusieurs localités du territoire voisin.
Entre la nuit du dimanche 12 juillet et la soirée du jeudi 16 juillet 2026, au moins six incursions armées ont été signalées dans différentes zones. Les assaillants auraient attaqué des habitations, ouvert le feu sur des civils et incendié plusieurs maisons, semant la panique parmi les populations.
Dans la ville de Beni, les quartiers de Sayo et Matembo figurent parmi les secteurs les plus durement touchés. D’après les premiers bilans communiqués par des sources locales, au moins onze personnes y ont perdu la vie, tandis que plusieurs autres ont été blessées. Des dégâts matériels importants ont également été enregistrés après le passage des hommes armés.
Les violences se sont également étendues au territoire de Beni. Les localités de Mangina, Kalibo et Mununze ont, elles aussi, été frappées par des attaques meurtrières. Selon les informations disponibles, plus de vingt civils auraient été tués en moins de quarante-huit heures dans ces différentes localités. Plusieurs habitations ont été incendiées et des biens appartenant aux habitants auraient été pillés ou détruits.
Face à cette nouvelle flambée de violences, de nombreuses familles ont quitté leurs villages pour rejoindre des zones jugées plus sûres. Ces déplacements viennent aggraver une situation humanitaire déjà fragile dans une région confrontée depuis plusieurs années aux conséquences des conflits armés.
La population locale exprime une vive inquiétude et appelle les autorités congolaises ainsi que les forces de défense et de sécurité à renforcer leur présence sur les principaux axes exposés aux attaques. Plusieurs acteurs communautaires estiment que des mesures urgentes sont nécessaires pour protéger les civils et prévenir de nouvelles incursions.
Cette série d’attaques intervient dans un contexte marqué par la persistance des activités des groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo. Le territoire de Beni demeure l’un des principaux foyers d’insécurité, où les violences attribuées aux ADF continuent d’affecter les populations civiles malgré les opérations militaires menées dans la région.
Au-delà des pertes en vies humaines, ces attaques perturbent le fonctionnement de plusieurs localités. Les déplacements de populations, la destruction d’habitations et le ralentissement des activités économiques et sociales accentuent la vulnérabilité des communautés, tandis que certaines écoles, marchés et services de base risquent d’être affectés si la situation perdure.
En attendant une amélioration du contexte sécuritaire, les habitants de Beni vivent dans la crainte de nouvelles attaques. Les autorités sont appelées à intensifier les opérations de sécurisation et à renforcer les dispositifs de protection afin de restaurer un climat de confiance et de permettre aux populations déplacées de regagner leurs villages dans des conditions de sécurité durables.
Par : Delphin ANECO
