
L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de faire lourdement peser la pression sur le

L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de faire lourdement peser la pression sur le système sanitaire en République démocratique du Congo. D’après le rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP), publié le 8 septembre 2026, le pays comptait au 7 septembre 6 757 cas confirmés, 3 267 décès et 1 590 personnes guéries.
Les cas confirmés sont répartis dans 61 zones de santé de six provinces, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo. Le taux de létalité s’établit à 48,3 %, selon les données de l’INSP.
Malgré ce bilan lourd, certains indicateurs de la riposte restent encourageants. Aucun nouveau territoire sanitaire n’a été signalé comme touché au cours de la période couverte par le rapport, tandis que le suivi des contacts atteint 88,3 %, au-dessus du seuil de performance de 85 % fixé dans le cadre de la réponse.
Cette performance dans le suivi des contacts constitue un élément important pour les équipes sanitaires. Elle permet d’identifier plus rapidement les personnes ayant été exposées au virus et de surveiller l’apparition éventuelle de symptômes afin de limiter de nouvelles chaînes de transmission.
La situation épidémiologique reste toutefois préoccupante. 27 nouveaux cas ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures couvertes par le rapport, confirmant que la transmission du virus se poursuit dans les zones affectées.
Cette évolution intervient alors que la riposte doit composer avec des réalités différentes selon les provinces, notamment les difficultés d’accès à certaines zones et les enjeux sécuritaires. Dans l’est du pays, un nouveau cas d’Ebola a notamment été signalé début septembre dans une zone contrôlée par l’AFC/M23, après que celle-ci avait annoncé la fin de l’épidémie dans son territoire plus de deux mois auparavant.
À l’échelle nationale, les équipes poursuivent donc la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts et la prise en charge des personnes infectées. L’objectif reste de réduire la transmission et la mortalité, alors que près de la moitié des cas confirmés recensés depuis le début de cette flambée ont été mortels.
Avec plus de 3 200 décès et 6 700 cas confirmés, l’épidémie demeure ainsi une urgence sanitaire majeure pour la RDC. L’absence de nouvelles zones de santé touchées et le niveau élevé du suivi des contacts constituent des signes favorables, mais la persistance de nouveaux cas rappelle que la riposte doit rester pleinement mobilisée.
Source : YOKA INFOS

Correspondant de YOKA INFOS à Bunia
Delphin ANECO est correspondant de YOKA INFOS à Bunia. Il couvre l’actualité politique, sécuritaire, économique et sociale en République démocratique du Congo, avec une attention particulière portée aux enjeux de la province de l’Ituri.

