9 septembre 2026
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La défense du général d’armée Christian Tshiwewe Songesa a contesté mardi 8 septembre 2026, devant la Haute Cour militaire à Kinshasa, la régularité de la perquisition menée à son domicile et des saisies d’armes et de munitions attribuées à son client. Ses avocats demandent notamment l’annulation des actes qu’ils jugent irréguliers ainsi que la mise en liberté du général, éventuellement sous contrôle ou surveillance.

À la barre, Me Parfait Kanyanga a soutenu que les procès-verbaux versés au dossier ne suffiraient pas, selon lui, à établir régulièrement la saisie des armes et munitions. La défense dénonce notamment l’absence de procès-verbaux de saisie dûment paraphés par le prévenu et affirme que les objets concernés n’auraient pas été scellés ni consignés dans le registre prévu à cet effet.

Pour les avocats, ces éléments doivent conduire la Haute Cour militaire à écarter la prévention de détention illégale d’armes et de munitions de guerre retenue contre l’ancien chef d’état-major général des FARDC.

La défense conteste également la détention de Christian Tshiwewe. Me Kanyanga estime que sa durée ne respecterait pas, selon son interprétation, les dispositions du Code judiciaire militaire relatives à la garde à vue.

« Cette détention repose sur l’irrégularité », a plaidé l’avocat, qui affirme que son client serait resté pendant plusieurs mois à la disposition de l’officier de police judiciaire, au-delà des délais qu’il estime légalement prévus.

Les conseils de Christian Tshiwewe sollicitent ainsi une mainlevée de sa détention. À titre subsidiaire, ils demandent une mise en liberté provisoire ou une liberté contrôlée ou surveillée, notamment dans la résidence du général.

« La défense du général d’armée Christian Tshiwewe sollicite de votre auguste Haute Cour (…) de le mettre en liberté, pour faire application de l’article 206 sur une liberté contrôlée, dans une résidence surveillée », a déclaré Me Kanyanga devant la juridiction.

L’avocat fait notamment valoir le statut de son client et son ancienne fonction au sommet de la hiérarchie militaire. Selon lui, la fuite du général ne serait pas à craindre compte tenu de sa personnalité et de son parcours au sein des FARDC.

Au-delà de la perquisition et de la détention, la défense demande également à la Haute Cour de constater la nullité de certains actes de procédure et d’écarter les éléments issus de la perquisition contestée. Elle estime par ailleurs que certaines préventions figurant dans la décision de renvoi seraient formulées de manière trop imprécise pour permettre au prévenu de connaître clairement les faits qui lui sont reprochés.

La défense soulève enfin des interrogations sur la poursuite commune de plusieurs prévenus dans le même dossier. Elle demande notamment que soit clairement déterminé le rôle individuel attribué à Christian Tshiwewe dans les faits poursuivis, notamment au regard de la qualification de complot.

Ces arguments constituent la position de la défense et doivent encore être examinés par la Haute Cour militaire. La juridiction devra également apprécier les éléments avancés par le ministère public avant de se prononcer sur les différentes contestations soulevées.

Après la réplique du conseil de Christian Tshiwewe, la Haute Cour militaire a renvoyé l’affaire au 15 septembre 2026. Cette prochaine audience doit permettre aux avocats des autres prévenus de présenter à leur tour leurs répliques.

Christian Tshiwewe est poursuivi avec plusieurs autres militaires et civils pour différentes infractions, dont le complot, la trahison, l’apologie du terrorisme, la propagation de faux bruits, la violation des consignes et la détention illégale d’armes et de munitions de guerre. Les accusations portées contre les prévenus restent soumises à l’appréciation de la juridiction dans le cadre du procès en cours.

Source : YOKA INFOS

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