16 septembre 2026
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La situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola montre des signes d’amélioration en Ituri, où la courbe des nouvelles contaminations est désormais descendante. En revanche, la tendance reste ascendante au Nord-Kivu, ce qui conduit les autorités sanitaires à maintenir et renforcer la surveillance dans les zones encore touchées.

De retour de Bunia, le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), Jean-Jacques Muyembe, a présenté cette évolution lors du briefing de presse tenu mardi 15 septembre à Kinshasa. Il a précisé que le « pic » évoqué ces dernières semaines concernait principalement l’Ituri et ne devait pas être interprété comme une évolution uniforme dans toutes les provinces touchées.

« En Ituri, nous sommes vraiment sur la pente descendante, tandis qu’au Nord-Kivu, c’est la pente montante », a expliqué le virologue. Selon lui, le Nord-Kivu n’a pas encore atteint son plateau épidémique, alors que l’Ituri a déjà amorcé une phase de recul.

Cette évolution favorable en Ituri est notamment associée à une amélioration de plusieurs indicateurs de la riposte. Lors de sa mission à Bunia, Muyembe a relevé une meilleure adhésion des communautés, une détection plus précoce des cas et un référencement plus rapide des personnes contacts. Il a également constaté une diminution des violences visant les équipes médicales et les infrastructures sanitaires.

Pour autant, le recul de la courbe ne signifie pas la fin de l’épidémie. Muyembe estime que cette amélioration doit au contraire conduire à renforcer le suivi des contacts et la surveillance communautaire afin d’éviter une reprise de la transmission.

« Nous avons la maîtrise de la gestion de notre épidémie. C’est ça que nous disons : l’épidémie est sous contrôle. Mais cela ne veut pas dire que l’épidémie est finie », a-t-il insisté, appelant les équipes à poursuivre les efforts jusqu’à l’identification du dernier cas et le suivi des derniers contacts positifs.

La situation demeure donc contrastée entre les deux provinces. Alors que l’Ituri enregistre des indicateurs encourageants, le Nord-Kivu reste confronté à une circulation active du virus, nécessitant des interventions ciblées et un renforcement des capacités opérationnelles.

Cette vigilance intervient dans un contexte où la riposte fait encore face à plusieurs contraintes. Dans certaines zones de santé de l’Ituri, des activités ont récemment été suspendues en raison de revendications du personnel de santé portant notamment sur le paiement de primes et l’approvisionnement en équipements de protection.

Parallèlement, le dispositif de prévention et de prise en charge continue d’être renforcé. Le gouvernement a notamment annoncé la disponibilité de doses du vaccin Ervebo pour l’Ituri, avec une vaccination prioritairement destinée au personnel de première ligne et aux personnes ayant été en contact avec des cas positifs.

Déclarée officiellement en mai 2026 en Ituri, cette 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC, causée par le virus Bundibugyo, s’est depuis étendue à plusieurs provinces. Malgré l’évolution favorable observée dans certaines zones, les autorités sanitaires et leurs partenaires maintiennent donc la surveillance afin de parvenir à interrompre durablement les chaînes de transmission.

Source : YOKA INFOS

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