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Une vingtaine de journalistes et responsables des médias prennent part, depuis mercredi 19 août 2026 à Kinshasa, à une session de formation consacrée à la sécurité physique et numérique ainsi qu’à l’utilisation professionnelle de l’intelligence artificielle. Organisée par Journaliste en Danger (JED), avec l’appui de Reporters sans frontières Suède, cette initiative vise à mieux préparer les professionnels des médias aux risques liés à leur métier.

Prévue sur 48 heures, la formation aborde plusieurs aspects de la sécurité journalistique, notamment la protection physique, la sécurisation des données et des équipements ainsi que la préparation des missions dans des environnements à risque.

Les participants sont également sensibilisés aux menaces numériques auxquelles les journalistes peuvent être confrontés dans leur travail quotidien. Cyberharcèlement, protection des comptes et des données, mais aussi sécurisation du matériel figurent parmi les questions abordées au cours de cette session.

L’objectif est de permettre aux professionnels des médias d’adopter des réflexes de sécurité avant, pendant et après leurs missions, particulièrement lorsqu’ils travaillent dans des zones marquées par l’insécurité ou les tensions.

La formation accorde également une place à l’intelligence artificielle, devenue progressivement un outil utilisé dans plusieurs étapes du travail journalistique. Les participants sont appelés à mieux comprendre ses possibilités, mais aussi les précautions nécessaires à son utilisation professionnelle et responsable.

La session est animée par Donat Mbaya Tshimanga, président de JED, expert en sécurité numérique et certifié en intelligence artificielle. Les enseignements combinent ainsi les enjeux liés à la protection des journalistes avec les nouveaux défis posés par les technologies numériques.

À l’ouverture de la formation, le secrétaire général de JED, Tshivis Tshivuadi, a insisté sur la nécessité de renforcer la protection des professionnels des médias.

« Aucun reportage ne vaut la vie », a-t-il déclaré, rappelant que la recherche de l’information ne doit pas conduire les journalistes à s’exposer inutilement à des risques évitables.

Une partie importante des bénéficiaires vient de l’est de la RDC. Une douzaine de journalistes et responsables de médias originaires notamment de Goma, Bukavu et Masisi participent à la formation alors qu’ils se trouvent actuellement à Kinshasa en raison de la situation sécuritaire dans leurs régions.

Cette réalité donne une dimension particulière à l’initiative, dans un contexte où les journalistes travaillant dans les zones affectées par les conflits doivent souvent composer avec des risques physiques, des restrictions d’accès à l’information et des menaces numériques.

Au-delà des connaissances théoriques, la formation entend donc favoriser l’adoption de pratiques concrètes permettant aux journalistes de mieux protéger leur intégrité physique, leurs sources, leurs données et leurs équipements.

Pour JED et ses partenaires, le renforcement des capacités apparaît ainsi comme un élément important de la protection de la liberté de la presse. À l’issue des deux jours de formation, les participants devraient être mieux outillés pour exercer leur métier dans des environnements parfois difficiles, tout en intégrant de manière plus maîtrisée les outils d’intelligence artificielle dans leur pratique professionnelle.

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