IMG-20260819-WA0325

Le Bureau central de coordination (BCeCo) apporte des éclaircissements sur les critiques concernant la qualité

img 20260819 wa0325785031681173547721
Édouard Mboko Mohala, chargé du suivi et de l’évaluation des projets du BCeCo dans la Grande Orientale. Ph. Abdoul Ulafia/YOKA INFOS

Le Bureau central de coordination (BCeCo) apporte des éclaircissements sur les critiques concernant la qualité de certains travaux de réhabilitation et de modernisation de la voirie urbaine de Kisangani. Édouard Mboko Mohala, chargé du suivi et de l’évaluation des projets du BCeCo dans la Grande Orientale, a notamment expliqué les mécanismes de contrôle prévus pour corriger les éventuelles malfaçons avant la réception définitive des ouvrages.

Au cours d’une mise au point faite mercredi 19 août 2026, Édouard Mboko Mohala a réagi aux différentes observations formulées dans l’opinion autour de plusieurs chantiers réalisés par des entreprises sélectionnées dans le cadre des projets suivis par le BCeCo.

Parmi les préoccupations évoquées figurent notamment la qualité de l’enrobé, certaines imperfections constatées sur les chaussées ainsi que la question d’un éventuel rétrécissement de certaines voies. Des interrogations ont également été soulevées sur les relations entre les entreprises chargées des travaux et les structures impliquées dans leur suivi.

Sur ce dernier point, le responsable du BCeCo assure qu’un dispositif de contrôle est prévu pour éviter toute complaisance. Il explique que l’agence intervient comme maître d’ouvrage délégué, tandis que des missions distinctes sont chargées du contrôle et de la surveillance des travaux.

Selon lui, après les études et la préparation des dossiers d’appel d’offres, les entreprises sont sélectionnées sur la base de leurs capacités techniques et opérationnelles. Une mission de contrôle indépendante est ensuite recrutée pour suivre l’exécution des travaux, avec l’intervention de l’Office des voiries et drainage (OVD) dans le dispositif de surveillance.

« Il n’y a pas de complaisance, il n’y a pas de complicité entre le BCeCo et les entreprises », a affirmé Édouard Mboko Mohala, soulignant que les éventuels défauts de qualité doivent être signalés par la mission de contrôle afin que l’entreprise concernée puisse procéder aux corrections nécessaires.

Le responsable cite notamment le cas de certains travaux exécutés par Safrimex. D’après ses explications, des imperfections avaient été constatées plusieurs mois auparavant, notamment un phénomène de remontée capillaire sur une partie de la chaussée. Des procès-verbaux auraient été établis et Safrimex aurait accepté de reprendre les travaux concernés.

Le calendrier d’exécution et les contraintes liées à la circulation auraient toutefois retardé certaines interventions. Le BCeCo affirme que les corrections doivent être effectuées avant la réception provisoire des ouvrages.

Édouard Mboko Mohala a également répondu aux critiques concernant la largeur des chaussées. Il soutient que les travaux s’appuient sur des normes techniques prévoyant notamment une largeur de référence de sept mètres pour certaines routes.

« S’ils pensent qu’on a rétréci, qu’ils prennent d’abord les décamètres pour les mesurer », a-t-il déclaré, invitant ainsi ceux qui mettent en cause les dimensions des voies à procéder à des vérifications concrètes.

Le responsable du BCeCo rappelle par ailleurs que les chantiers ne sont pas considérés comme définitivement achevés dès la fin des travaux visibles. Plusieurs étapes de réception sont prévues, notamment la réception provisoire, la réception technique et la réception définitive.

À ce stade, explique-t-il, des réserves peuvent encore être formulées et doivent être corrigées par les entreprises. Le marquage horizontal constitue notamment, selon ses explications, l’un des éléments intervenant dans le processus de réception provisoire, après lequel une période d’observation permet de vérifier la tenue des ouvrages.

Cette procédure vise à donner au maître d’ouvrage la possibilité d’exiger des corrections lorsque des défauts sont constatés. La garantie de bonne exécution constitue également, selon le BCeCo, un mécanisme permettant de faire face aux travaux qui ne respecteraient pas les exigences contractuelles.

Au-delà des explications techniques, Édouard Mboko Mohala a appelé la population à privilégier la vérification des informations auprès des structures compétentes. Il a notamment invité les habitants à se rapprocher du bureau du BCeCo en Tshopo lorsqu’ils souhaitent obtenir des précisions sur les projets en cours.

« Nous demandons à la communauté d’être sereine et calme, et aussi de ne pas se donner au bruit de la rue », a-t-il déclaré.

Cette mise au point intervient alors que les travaux de modernisation de la voirie de Kisangani suscitent un intérêt particulier au sein de la population. Pour les habitants, la qualité et la durabilité des ouvrages restent des enjeux majeurs après plusieurs années marquées par la dégradation d’une partie du réseau routier urbain.

Les explications du BCeCo constituent ainsi une réponse institutionnelle aux critiques formulées autour de certains chantiers. Reste désormais à voir si les corrections annoncées seront effectivement réalisées et si les ouvrages répondront aux exigences techniques lors des différentes étapes de réception.

Au-delà des débats, la population de Kisangani attend surtout des routes durables, conformes aux normes annoncées et capables d’améliorer durablement la circulation dans la ville. La qualité finale des ouvrages et leur comportement dans le temps permettront de mesurer concrètement les résultats des investissements engagés.

Laisser un commentaire

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.