21 septembre 2026
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Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violences signalées lors des manifestations du 15 septembre 2026 à Kinshasa et dans d’autres villes de la RDC. Cette procédure doit notamment permettre d’établir la matérialité des faits, leurs circonstances et, le cas échéant, les responsabilités pénales des personnes impliquées.

Dans un communiqué officiel daté du 21 septembre 2026, consulté par l’équipe rédactionnelle de YOKA INFOS, le ministre de la Justice indique avoir donné « injonction au Procureur général près la Cour de cassation » de faire procéder à l’ouverture de cette enquête, conformément à ses attributions légales.

Les investigations porteront sur l’ensemble des faits susceptibles de constituer des infractions pénales au cours des manifestations. Le document cite notamment les actes de violence, les blessures, les destructions, les allégations de décès ainsi que les interpellations intervenues dans ce contexte.

« Cette enquête devra permettre d’établir, sur la base des éléments de preuve recueillis conformément à la loi, la matérialité des faits, leurs circonstances et, le cas échéant, la responsabilité pénale des personnes impliquées, sans préjuger de l’issue des procédures », peut-on lire dans le communiqué.

Cette décision intervient après une journée de manifestations qui avait donné lieu à des incidents dans plusieurs endroits du pays. À Kinshasa, le bilan communiqué le lendemain par le ministre provincial de l’Intérieur faisait état de plusieurs blessés et d’une vingtaine d’interpellations, tout en indiquant qu’aucun décès n’avait été enregistré à ce stade.

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De son côté, la Commission nationale des droits de l’homme avait annoncé le déploiement d’une mission d’observation et de monitoring après les incidents enregistrés à Kinshasa. L’institution a notamment demandé l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs des violences et de permettre, le cas échéant, des poursuites judiciaires.

Le ministère de la Justice insiste toutefois sur le respect des garanties judiciaires pour toute personne qui serait interpellée ou mise en cause dans le cadre de cette procédure.

« Toute personne interpellée ou mise en cause bénéficie des garanties prévues par la Constitution et les lois de la République, notamment la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense », rappelle le communiqué.

L’enquête devra désormais déterminer, à partir des éléments recueillis par les services compétents, les faits effectivement établis, leurs circonstances et les éventuelles responsabilités individuelles, sans préjuger de l’issue des procédures judiciaires.

Source : YOKA INFOS

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