11 octobre 2026
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Photo d’illustration : la hausse du coût du carburant alimente les inquiétudes sur la vie chère à Beni et Butembo, dans un contexte de crise économique au Nord-Kivu.

La société civile du Nord-Kivu appelle le gouvernement congolais à alléger la pression fiscale qui pèse sur les opérateurs économiques et les consommateurs, particulièrement dans les villes de Beni et de Butembo. Dans une lettre ouverte adressée à la Première ministre le 2 octobre 2026 et rendue publique le jeudi 8 octobre à Beni, cette structure dénonce notamment la hausse des taxes sur les marchandises transitant par le poste frontalier de Kasindi, qu’elle estime susceptible d’aggraver la vie chère dans la région.

Selon la société civile, la taxe appliquée au mètre cube de carburant à Kasindi serait passée de 25 à 100 dollars américains. Cette augmentation, qu’elle chiffre à 300 %, pèserait sur les coûts d’approvisionnement et contribuerait à la hausse du prix à la pompe.

À Beni et à Butembo, le litre d’essence se vendrait désormais à 4 500 francs congolais, contre 3 800 francs auparavant, d’après les chiffres avancés dans ce plaidoyer. La société civile estime que cette évolution renchérit les déplacements et les activités commerciales, avec des répercussions sur les prix des produits de première nécessité.

Cette situation intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les habitants du Nord-Kivu. L’insécurité persistante, les déplacements de populations et les perturbations des circuits commerciaux fragilisent les revenus des ménages et compliquent l’approvisionnement des marchés.

Les contraintes sanitaires liées à la lutte contre Ebola viennent également s’ajouter à ces difficultés. Certaines mesures de prévention peuvent affecter la circulation des personnes et des marchandises, accentuant les défis auxquels sont confrontés les commerçants et les consommateurs.

Face à cette situation, la société civile demande au gouvernement d’instaurer un moratoire fiscal temporaire dans les zones concernées. Elle estime qu’un allègement de certaines taxes et redevances permettrait de réduire les charges des opérateurs économiques, de faciliter l’approvisionnement et de limiter les répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages.

Cette demande intervient alors que les autorités doivent concilier les besoins de mobilisation des recettes publiques avec la nécessité de soutenir les populations affectées par la crise sécuritaire et économique. La mise en place d’un moratoire nécessiterait toutefois des précisions sur les taxes concernées, sa durée et les zones bénéficiaires.

Pour l’heure, les chiffres relatifs à la hausse de la taxe sur le carburant et à l’évolution des prix à la pompe sont ceux avancés par la société civile dans son plaidoyer. Une réaction des autorités fiscales et des responsables du poste frontalier de Kasindi permettrait de préciser les mesures concernées et d’éclairer leurs effets sur les prix pratiqués dans les marchés de Beni et de Butembo.

Source : YOKA INFOS

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