7 novembre 2026
IMG_7dfd6cda-d04c-4f6d-82bf-8d71ae82a34a

Soixante-six militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été condamnés à la peine de mort par le Tribunal militaire de garnison de Goma, siégeant à Walikale-centre, dans la province du Nord-Kivu. Le verdict a été prononcé dans la soirée du vendredi 6 novembre 2026, au terme de douze jours de procès portant sur des faits de lâcheté, de révolte militaire et de refus d’obéissance.

Tous les prévenus appartenaient au 3415ᵉ Régiment des FARDC. Selon le major Dieudonné Kasereka, chargé de communication de la 34ᵉ Région militaire, les poursuites concernaient trois principales infractions liées à leur comportement dans le cadre des opérations militaires.

Au cours de la même audience, un sergent a été condamné à dix ans de servitude pénale principale, après avoir bénéficié de larges circonstances atténuantes. Quatre autres militaires ont, quant à eux, été acquittés. Parmi ces derniers figure un capitaine qui occupait les fonctions de chef du renseignement au sein du 3415ᵉ Régiment.

Les militaires concernés avaient été arrêtés le 20 octobre 2026 à Ngora, à la suite des faits reprochés à Ntoto, chef-lieu du groupement Waloa Uroba, dans le secteur des Wanianga, territoire de Walikale.

Initialement constitués de 54 militaires, les prévenus avaient été rejoints par 16 autres éléments arrêtés dans le cadre de la même affaire, portant à 70 le nombre total de personnes poursuivies. Le procès, qui devait initialement durer dix jours, s’est finalement étendu sur douze jours avant le prononcé du verdict.

Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire sensible à Walikale, où la discipline au sein des unités militaires engagées sur le terrain constitue un enjeu majeur pour le déroulement des opérations.

Toutefois, les chiffres communiqués sur l’issue du procès nécessitent une clarification : les 66 condamnations à mort, les dix ans de prison prononcés contre un sergent et les quatre acquittements donnent un total de 71 militaires, alors que le nombre de prévenus annoncé au départ est de 70.

Source : YOKA INFOS

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.