29 octobre 2026
IMG-20261029-WA0012
IMG 20261029 WA0012

Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, le Dr Mateus Kanga Londimo, a interpellé le gouverneur Paulin Lendongolia sur les dispositions envisagées pour garantir l’approvisionnement de Kisangani après l’interdiction de la navigation des baleinières en bois annoncée par le gouvernement central. Il s’inquiète des conséquences possibles de cette mesure, prévue pour le 15 novembre 2026, sur l’acheminement des produits de première nécessité depuis plusieurs territoires de la province.

Cette préoccupation a été soulevée mardi 27 octobre 2026, lors de la plénière consacrée à la question orale avec débat du député provincial Senold Tandia, à l’Assemblée provinciale de la Tshopo.

Dans ses observations, Mateus Kanga a attiré l’attention du gouverneur sur la dépendance de Kisangani au transport fluvial, notamment pour l’acheminement des produits agropastoraux en provenance de Yafira, Basoko, Isangi et Opala. Il a demandé quelles mesures préventives le gouvernement provincial envisageait pour éviter une perturbation du ravitaillement de la ville.

La préoccupation intervient après la décision du vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, d’interdire, à compter du 15 novembre, la navigation des baleinières en bois sur le fleuve Congo, ses affluents, les autres cours d’eau et les lacs du pays. Cette mesure vise, selon les autorités nationales, à renforcer la sécurité de la navigation et à prévenir les accidents fluviaux.

Face aux conséquences possibles de cette décision pour la Tshopo, Mateus Kanga avait déjà sollicité auprès de Jean-Pierre Bemba un moratoire d’au moins douze mois. Il avait également demandé que l’application de l’interdiction soit reportée jusqu’à la mise en place de solutions alternatives adaptées aux réalités des voies navigables de la province.

Sa proposition prévoit que les baleinières en bois puissent continuer temporairement à transporter des marchandises, sous réserve du respect des exigences techniques et des règles de sécurité, tout en maintenant l’interdiction du transport de passagers à bord de ces embarcations.

La question des moyens de remplacement reste déterminante. Selon le commissaire fluvial provincial, environ sept baleinières métalliques répondant aux critères de navigation opèrent à Kisangani. Les autorités ont également évoqué la participation de l’Office national des transports (ONATRA) pour contribuer à la desserte des axes qui pourraient être affectés par le retrait des embarcations en bois.

Pour Kisangani et les territoires tributaires du transport fluvial, l’enjeu est donc de concilier le renforcement de la sécurité des voyageurs avec la continuité de l’approvisionnement en denrées alimentaires et autres produits essentiels. En l’absence de capacités de transport suffisantes, les délais d’acheminement et les prix pourraient subir des pressions, même si une pénurie effective n’est pas établie à ce stade.

Au cours de la plénière, Mateus Kanga a ainsi demandé au gouvernement provincial de préciser les mesures prévues pour anticiper les conséquences de l’interdiction. À l’issue des débats, le gouverneur Paulin Lendongolia a sollicité un délai de 48 heures pour répondre aux questions supplémentaires des députés, délai accordé par l’Assemblée provinciale. Son retour est attendu jeudi 29 octobre 2026, l’horaire devant encore être précisé.

Source : YOKA INFOS