
L’Institut national de préparation professionnelle (INPP), direction provinciale de la Tshopo, a organisé, ce mercredi 28 octobre 2026, une séance de sensibilisation sur le cancer du sein à l’intention de ses agents, de leurs épouses et des représentants de plusieurs entreprises et établissements publics de Kisangani. Organisée pendant deux heures dans la salle polyvalente du nouveau bâtiment ultramoderne de l’INPP, situé derrière la Faculté des Sciences de l’Université de Kisangani, cette activité s’inscrit dans le cadre de la campagne Octobre Rose, avec un accent particulier sur la prévention et le dépistage précoce.
Placée sous le thème « Ensemble, faisons reculer les cancers du sein », la rencontre a réuni des agents et cadres de l’INPP, leurs épouses ainsi que des représentants de l’Office national de l’emploi (ONEM), de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), du Cadastre minier (CAMI), de l’Office congolais de contrôle (OCC), de la Société nationale d’électricité (SNEL) et de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
La séance a débuté par une présentation médicale du Dr Jonathan Banza, du service médical de l’INPP/Tshopo, consacrée au cancer du sein, à ses facteurs de risque, à ses signes d’alerte et aux moyens de prévention. Il a expliqué que cette initiative vise à renforcer les connaissances des agents, de leurs familles et des partenaires de l’institution sur une maladie qui constitue un enjeu majeur de santé publique.

« Sensibiliser, c’est aussi sauver des vies », a déclaré le Dr Jonathan Banza, soulignant l’importance de rendre accessibles des informations fiables sur le cancer du sein. Il a également rappelé que cette maladie touche principalement les femmes, mais qu’elle peut aussi survenir chez les hommes.
Au cours de son intervention, le médecin a insisté sur plusieurs signes d’alerte, notamment l’apparition d’une nouvelle grosseur dans le sein, une modification inhabituelle de sa forme ou de sa peau, une rétraction du mamelon ou un écoulement anormal. Il a recommandé de consulter rapidement en cas de changement suspect, sans attendre l’apparition d’une douleur.

Après cette présentation théorique, Mme Nono Likilo, représentante du service médical de l’INPP/Tshopo, a assuré la partie pratique. En utilisant son propre corps comme support pédagogique, elle a montré aux participantes comment observer leurs seins devant un miroir et procéder à l’autopalpation afin de repérer d’éventuelles anomalies. Elle les a encouragées à intégrer cette pratique dans leur routine, notamment en choisissant une date fixe chaque mois, tout en rappelant que l’autopalpation ne remplace ni une consultation médicale ni les examens de dépistage recommandés par les professionnels de santé.

La séance s’est poursuivie par un jeu de questions-réponses au cours duquel les participants ont pu soulever leurs préoccupations. L’un d’eux a notamment évoqué une affirmation circulant sur les réseaux sociaux selon laquelle la succion des seins par le partenaire permettrait de prévenir le cancer du sein. Les échanges ont permis de rappeler la nécessité de distinguer les informations médicalement établies des rumeurs diffusées en ligne.
Les discussions ont également permis aux participantes, notamment aux points focaux genre de différentes structures, de formuler une recommandation : cette initiative ne devrait pas se limiter à l’INPP, mais être étendue aux autres entreprises et établissements publics de la province. Elles ont ainsi demandé à la direction provinciale de l’INPP d’encourager ses homologues à organiser des séances similaires de sensibilisation au bénéfice de leurs agents et de leurs familles.
En réaction à cette recommandation, Mme Nono Likilo a contacté par téléphone Pierrot Loango, directeur provincial de l’INPP/Tshopo, alors en mission à Kinshasa. Interrogé sur la possibilité d’étendre cette initiative à d’autres entreprises et établissements publics de la province, il a indiqué que cette demande pourrait être prise en compte dans le cadre de l’Association nationale des établissements publics et entreprises du portefeuille de la Tshopo (ANEP/Tshopo).
« Nous essayerons d’en tenir compte, surtout dans le cadre de l’Association nationale des établissements publics et entreprises du portefeuille de la Tshopo, ANEP/Tshopo en sigle », a-t-il répondu.

Le mot de clôture de l’activité a été prononcé par Kamukangi Jean Camille, directeur provincial ad intérim de l’INPP/Tshopo, qui s’est exprimé au nom de Pierrot Loango. Il a salué cette initiative de sensibilisation et insisté sur l’importance de la prévention, particulièrement dans un contexte où la prise en charge de la maladie peut présenter des difficultés. Il a également encouragé la poursuite des activités d’information médicale au profit des agents, de leurs familles et des partenaires de l’institution.

Parmi les participantes, Francine Mutombo, chargée des ressources humaines à l’OCC/Kisangani, a exprimé sa satisfaction à l’issue de la séance. Elle a expliqué avoir approfondi ses connaissances sur le cancer du sein, notamment sur l’autopalpation et les précautions à prendre face aux changements inhabituels. Elle a également souligné l’importance de combattre les idées reçues et d’encourager les femmes à suivre les conseils des professionnels de santé.
À travers cette activité organisée dans le cadre d’Octobre Rose, l’INPP/Tshopo entend contribuer à une meilleure connaissance du cancer du sein auprès de son personnel, des familles et des partenaires institutionnels. La proposition d’étendre ces séances à d’autres structures publiques pourrait favoriser une sensibilisation plus large dans la province, avec pour objectif d’encourager la prévention, la reconnaissance des signes d’alerte et le recours précoce aux services de santé.
Source : YOKA INFOS

Journaliste – Directeur de publication – Fondateur de YOKA INFOS
Raphaël ULAFIA ABDOUL est journaliste, directeur de publication et fondateur de YOKA INFOS. Licencié en droit, il assure la direction éditoriale du média et coordonne les activités de la rédaction. Il couvre principalement l’actualité politique, institutionnelle, judiciaire, sécuritaire, économique et sociale en République démocratique du Congo. À travers YOKA INFOS, il promeut un journalisme rigoureux, vérifié et accessible, au service de l’intérêt public.