5 novembre 2026
Image2

Médecins Sans Frontières (MSF) a construit et inauguré, le 22 octobre 2026, un nouveau centre de transit pour les cas suspects de maladie à virus Ebola à PK47, dans la zone de santé de Nia-Nia, en province de l’Ituri. Cette infrastructure vise à rapprocher les services de santé des communautés locales et à accélérer l’identification, l’évaluation et l’orientation des personnes présentant des symptômes suspects.

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence des autorités sanitaires de la zone, des membres de la coordination de la riposte, des autorités locales ainsi que des représentants communautaires des aires de santé de Bafwambaya, Juhudi et Bafwambango.

Selon le Dr Gilles Brabant, coordinateur des urgences de MSF à Nia-Nia, le choix de PK47 répond notamment à la nécessité de renforcer la surveillance dans ces trois aires de santé, qui enregistrent le plus grand nombre d’alertes dans la zone.

Initialement équipé de six lits, le centre devrait prochainement porter sa capacité d’accueil à dix lits. Il est destiné à recevoir les personnes signalées comme cas suspects afin de permettre leur évaluation rapide et de réduire les risques de transmission du virus.

Le parcours de prise en charge prévoit un prélèvement des patients dès leur admission. Les échantillons sont ensuite acheminés au laboratoire du Centre de traitement Ebola (CTE) de Nia-Nia pour analyse.

« Une fois admis, les patients suspects seront prélevés et leur échantillon transféré au laboratoire du CTE de Nia-Nia », a expliqué le Dr Gilles Brabant. Il précise que les personnes dont le résultat est positif seront transférées par ambulance au centre de traitement, tandis que celles dont le test est négatif pourront regagner leur domicile.

Pour assurer le fonctionnement permanent de cette structure, 48 professionnels de santé ont été affectés sur le site. Cette équipe comprend notamment quatre médecins, treize infirmiers et quinze hygiénistes. Une ambulance dédiée a également été mise à disposition pour faciliter le transfert des patients nécessitant une prise en charge au centre de traitement.

Cette nouvelle infrastructure vient compléter l’appui que MSF apporte au CTE de Nia-Nia depuis le 5 août 2026. L’organisation intervient notamment dans la supervision médicale, l’accompagnement du personnel, l’approvisionnement en intrants médicaux et le renforcement logistique.

Le CTE de Nia-Nia dispose, pour sa part, d’une capacité de 50 lits répartis entre l’isolement des cas suspects et la prise en charge des cas confirmés. Selon les données communiquées par MSF, cette structure a déjà accueilli 330 patients.

Au-delà des moyens médicaux et logistiques, l’organisation souligne l’importance de la collaboration des communautés dans la riposte. Le signalement rapide des symptômes suspects et l’acceptation de l’orientation vers les structures sanitaires constituent des éléments essentiels pour éviter les retards de prise en charge et limiter la propagation de la maladie.

Source : YOKA INFOS