6 novembre 2026
Sianga Bilanga, journaliste de la Radio Bafwasende, devant un microphone dans son studio de radio.

Sianga Bilanga, journaliste à la Radio Bafwasende, dans son environnement de travail. Il figure parmi les deux professionnels des médias dont les agressions ont été dénoncées par JED.

Deux journalistes ont été victimes d’agressions physiques en l’espace de 48 heures dans les provinces du Nord-Kivu et de la Tshopo, alors qu’ils exerçaient leur travail de sensibilisation autour de l’épidémie de maladie à virus Ebola. Dans un communiqué rendu public ce vendredi 6 novembre 2026, l’organisation Journaliste en danger (JED) dénonce ces actes et appelle les autorités à prendre des mesures pour garantir la sécurité des professionnels des médias.

Le premier incident concerne Mbusa Vagheni Jackson, journaliste à la radio UMA d’Oïcha, au Nord-Kivu. Selon les informations rapportées par JED, il a été agressé dans la soirée du mercredi 4 novembre par un groupe d’hommes. Ses agresseurs présumés l’auraient déshabillé, ligoté puis abandonné au sol. Ils lui auraient également dérobé une somme de 200 000 francs congolais ainsi que ses téléphones portables.

Le deuxième cas a été signalé dans la province de la Tshopo. Sianga Bilanga, journaliste à la Radio Bafwasende, aurait subi une agression physique à l’intérieur même de sa station, le jeudi 5 novembre. Les circonstances détaillées de cette attaque ainsi que l’identité des personnes impliquées n’ont pas été précisées dans les informations communiquées.

Pour JED, ces deux incidents soulèvent de sérieuses préoccupations sur les conditions dans lesquelles les journalistes travaillent dans les zones touchées par Ebola. L’organisation établit un lien entre ces agressions et les activités de sensibilisation ainsi que de diffusion d’informations sur l’épidémie menées par les professionnels concernés.

Cette situation intervient dans un contexte où la circulation des rumeurs et la désinformation autour de la maladie compliquent le travail d’information et de sensibilisation des communautés. Les journalistes jouent pourtant un rôle important dans la diffusion des informations sanitaires et la promotion des comportements susceptibles de limiter la propagation du virus.

Face à ces violences, JED rappelle que les professionnels des médias doivent pouvoir exercer leur métier librement et en toute sécurité. L’organisation demande aux autorités compétentes de garantir leur protection, d’ouvrir des enquêtes pour établir les circonstances de ces agressions et de traduire les auteurs en justice.

Au-delà des deux cas signalés, ces incidents posent la question de la protection des journalistes engagés dans la couverture des urgences sanitaires. Informer les populations sur Ebola ne devrait pas exposer ceux qui accomplissent cette mission à des violences.

Source : YOKA INFOS