

Dans une tribune consacrée à la place des jeunes dans la vie publique, le journaliste et consultant en communication stratégique Pompon Beyokobana invite la jeunesse de la Tshopo à revoir son rapport à la politique. Il estime que le changement attendu dans la province ne peut plus reposer uniquement sur la contestation des dirigeants, mais doit également passer par l’engagement et la prise de responsabilités.
Dans son analyse, Pompon Beyokobana part d’un constat : depuis plusieurs années, la jeunesse de la Tshopo se retrouve régulièrement au cœur des mouvements de contestation politique. Elle dénonce la mauvaise gouvernance, réclame des comptes et interpelle les autorités sur les difficultés liées notamment aux infrastructures, à l’emploi et au développement de la province.
Mais pour l’auteur, la succession des dirigeants provinciaux et la répétition des mêmes revendications doivent pousser à une réflexion différente.
« Changer un gouverneur ne suffit pas nécessairement à changer une province », soutient-il, appelant à dépasser la seule logique du remplacement des responsables.
La question centrale posée dans cette tribune est donc celle de la participation. Selon Pompon Beyokobana, la jeunesse ne devrait pas seulement être une force capable de contester les décisions publiques, mais également une composante prête à prendre part aux espaces où ces décisions sont élaborées et mises en œuvre.
L’auteur cite notamment le parcours de Mateus Kanga comme élément de réflexion. Présenté comme ayant longtemps participé aux critiques de l’action politique et de la gestion provinciale, celui-ci s’est ensuite engagé dans la politique et occupe aujourd’hui la présidence de l’Assemblée provinciale de la Tshopo.
À travers cet exemple, la tribune pose une interrogation aux jeunes de la province : combien de ceux qui réclament le changement sont réellement prêts à assumer des responsabilités pour le construire ?
Pour Pompon Beyokobana, cette évolution ne signifie pas que tous les jeunes doivent nécessairement devenir politiciens. Il appelle plutôt à une participation plus large à la vie publique, chacun pouvant apporter son expertise dans son domaine, qu’il s’agisse du journalisme, de l’entrepreneuriat, de l’enseignement, de la médecine, de l’ingénierie, de l’agriculture ou de la recherche.
La tribune insiste également sur la nécessité de se préparer avant de prétendre gouverner.
« Nous voulons une meilleure gouvernance ? Formons-nous à la gouvernance », écrit l’auteur, qui associe ainsi engagement politique, compétences et responsabilité.
Cette réflexion intervient dans une province où les attentes de la population restent importantes en matière d’infrastructures, d’emploi des jeunes, d’investissements et d’amélioration de la gouvernance. Pour l’auteur, le renouvellement de la classe dirigeante ne peut donc être durable que si une nouvelle génération se prépare à exercer des responsabilités avec une vision et un projet.
La question posée à la jeunesse de la Tshopo dépasse ainsi la simple alternance des personnes. Elle porte sur la capacité d’une génération à passer de la dénonciation des insuffisances à la construction de solutions et à l’exercice effectif des responsabilités publiques.
Pompon Beyokobana appelle les jeunes à transformer leur engagement en action et leur indignation en propositions. Son message tient en une idée : si la jeunesse souhaite une Tshopo différente, elle doit aussi se préparer à devenir l’un des acteurs de sa transformation.

Rédaction centrale – YOKA INFOS
La Rédaction YOKA INFOS réunit des journalistes, correspondants et collaborateurs engagés dans la production d’une information fiable, vérifiée et équilibrée. Elle couvre l’actualité politique, institutionnelle, judiciaire, sécuritaire, économique, sociale, culturelle et sportive en République démocratique du Congo. Fidèle à sa devise, « Informer. Inspirer. Unir. », la rédaction place la rigueur, l’éthique et l’intérêt public au cœur de son travail.

