

L’Action pour le Développement et le Renouveau du Congo (ARDC) apporte son soutien à l’initiative de dialogue national annoncée par le président Félix Tshisekedi. Dans une déclaration publiée samedi 29 août 2026, le parti de Jean-Pierre Kezamudru Musisiri approuve notamment l’approche territoriale du processus et exclut toute logique de partage du pouvoir.
Pour l’ARDC, le dialogue annoncé par le chef de l’État doit se distinguer des précédents processus politiques ayant souvent débouché sur des arrangements institutionnels. Le parti estime que les prochaines consultations doivent plutôt permettre d’aborder les causes profondes des crises qui affectent la République démocratique du Congo.
Dans sa déclaration, l’ARDC salue en particulier le choix de commencer le processus par des consultations dans les 26 provinces, avant la tenue des assises nationales à Kinshasa. Cette approche correspond au format présenté par Félix Tshisekedi dans son adresse à la Nation du 27 août.
Le parti insiste également sur la préservation des institutions issues des élections de décembre 2023. Il rejoint ainsi la position présidentielle selon laquelle le dialogue ne doit entraîner ni suspension des institutions ni remise en cause du mandat des autorités établies par les urnes.
L’ARDC rejette par ailleurs toute perspective de partage du pouvoir dans le cadre de ces consultations. Pour la formation politique, le dialogue doit être orienté vers la recherche de solutions durables plutôt que vers une redistribution des responsabilités entre acteurs politiques.
Autre point mis en avant : la question de l’impunité. L’ARDC se prononce contre une amnistie générale pour les crimes commis contre la République, une position qui rejoint la ligne annoncée par Félix Tshisekedi, lequel a exclu toute amnistie générale pour les crimes graves et imprescriptibles.
Sur le volet sécuritaire, le parti estime également que le dialogue national ne doit pas devenir un cadre de négociation avec les groupes armés. Le président Tshisekedi a, pour sa part, exclu du processus les acteurs qui continueront à combattre par les armes et a maintenu les discussions avec l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha.
L’ARDC insiste en revanche sur la nécessité d’associer largement les forces vives du pays : majorité, opposition, société civile, confessions religieuses, autorités coutumières et jeunesse. Le parti considère cette participation comme essentielle pour donner une portée nationale aux consultations.
Depuis Isiro, la formation politique appelle ainsi ses structures et militants à s’impliquer dans le processus. Elle entend notamment contribuer aux consultations provinciales et défendre une démarche centrée sur la paix, la cohésion nationale et le développement.
Cette prise de position intervient alors que l’initiative présidentielle suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique. Si plusieurs acteurs de la majorité soutiennent le processus, une partie de l’opposition conteste déjà ses modalités et réclame notamment une approche plus inclusive.
Pour l’ARDC, le débat doit désormais porter moins sur les intérêts politiques individuels que sur les réponses à apporter aux crises qui persistent en RDC. Le parti de Jean-Pierre Kezamudru Musisiri dit ainsi vouloir accompagner le dialogue tout en défendant la continuité des institutions et l’absence de partage du pouvoir comme finalité des travaux.

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