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L’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a salué vendredi l’annonce du dialogue national faite par le président Félix-Antoine Tshisekedi. Pour le président de l’Union pour la Nation congolaise (UNC), cette initiative peut permettre de placer les Congolais au centre de l’identification des causes des crises et de la recherche des solutions.

Dans une réaction publiée sur le réseau social X, Vital Kamerhe a estimé que le processus annoncé par le chef de l’État marque une nouvelle approche dans la manière d’aborder les difficultés auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée.

Il considère notamment que le peuple congolais ne devrait pas être réduit au rôle de simple bénéficiaire des décisions issues du dialogue. Il doit, selon lui, participer au diagnostic des problèmes du pays, prendre part aux discussions et contribuer directement à la définition des réponses à apporter.

« Le dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État marque une rupture méthodologique inédite », a déclaré Vital Kamerhe.

Cette appréciation rejoint l’orientation présentée jeudi par Félix Tshisekedi, qui a annoncé un processus de consultations devant commencer dans les 26 provinces avant des assises nationales à Kinshasa. Le président de la République a fixé à trois mois maximum la durée de l’ensemble du processus.

Pour Kamerhe, cette démarche doit notamment permettre de s’attaquer aux causes profondes des crises qui affectent le pays. Il y voit les prémices d’un « véritable État stratège », capable d’anticiper les crises et de conduire les transformations nécessaires au développement national.

Le soutien de Vital Kamerhe intervient dans un contexte politique marqué par des débats sur la composition et les objectifs du futur dialogue. Félix Tshisekedi a annoncé que le processus associera notamment la majorité, l’opposition, la société civile, les confessions religieuses, les autorités coutumières ainsi que différentes composantes de la société congolaise.

Le chef de l’État a toutefois exclu de ce cadre les acteurs qui continueront à combattre par les armes ou à occuper des territoires par la force, une position qui écarte notamment l’AFC/M23 dans les conditions actuelles. Les discussions entre Kinshasa et ce mouvement restent, elles, inscrites dans le processus de Doha.

Président national de l’UNC, parti membre de l’Union sacrée de la Nation, Vital Kamerhe considère ainsi l’initiative présidentielle comme une démarche compatible avec le respect des institutions et de la souveraineté nationale.

Son intervention constitue l’un des premiers soutiens politiques exprimés après l’annonce du dialogue, alors que les prochaines étapes doivent encore être précisées par les textes portant organisation et convocation du processus.

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