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Le député provincial Héritier Likaka Balombo a effectué, mercredi 26 août 2026, une séance de travail à la Régie financière provinciale de la Tshopo dans le cadre de son contrôle pendant les vacances parlementaires et du suivi de ses recommandations. À l’issue des échanges avec les grands assujettis et les percepteurs, il a dénoncé de graves faiblesses dans la mobilisation des recettes provinciales et accordé un délai d’un mois pour la régularisation des notes de perception non apurées.

La démarche de l’élu provincial visait notamment à faire le point sur l’application des recommandations formulées antérieurement autour de la mobilisation des ressources propres de la Tshopo. Les échanges ont porté sur la situation des grands assujettis, mais également sur le fonctionnement des services chargés de la perception et du recouvrement.

Selon les éléments examinés au cours de cette séance, le répertoire de la Direction de recouvrement compte plus d’une centaine de grands assujettis. Sur un échantillon de 26 dossiers, le montant des notes de perception non apurées dépasserait les 4 millions de dollars américains.

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Pour Héritier Likaka, ces chiffres traduisent une faiblesse préoccupante dans le système de mobilisation des recettes, alors que les ressources propres constituent un levier important pour permettre à la province de financer ses besoins et ses projets de développement.

L’élu demande ainsi aux grands assujettis qui détiennent encore des notes de perception non apurées de se présenter auprès du service de recouvrement et du service informatique du Guichet unique, munis de leurs pièces et preuves de paiement, afin de permettre la vérification et la régularisation de leurs situations.

Un délai d’un mois leur est accordé pour accomplir cette démarche et apurer les montants qui resteraient effectivement dus.

« Nous demandons à tous les grands assujettis qui ont encore des notes de perception non apurées de passer au service de recouvrement et au service informatique du Guichet unique avec leurs preuves afin de clarifier et d’apurer leurs situations », a déclaré Héritier Likaka.

Au-delà de ce délai, le député provincial prévient que des dispositions pourront être prises à l’encontre des personnes qui n’auront pas régularisé leur situation. Il affirme notamment disposer d’éléments susceptibles d’être transmis aux instances judiciaires compétentes.

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Le contrôle a également porté sur les percepteurs. Sur plus de 70 agents recensés, seuls 11 ont participé à la séance de travail. Les éléments examinés concernant ce groupe font état de dettes dépassant les 200 000 dollars américains.

Des opérations de consignation d’argent auraient par ailleurs été relevées dans certains dossiers. Pour l’élu, ces pratiques doivent être clarifiées afin d’établir leur conformité avec les règles applicables à la gestion des recettes publiques et, le cas échéant, d’identifier les responsabilités.

« Nous avons constaté une faiblesse très grave dans la gestion des finances de la province de la Tshopo », a déploré Héritier Likaka, estimant que les difficultés ne concernent pas uniquement les assujettis, mais également l’ensemble de la chaîne de perception et de recouvrement.

Cette chaîne, qui comprend notamment l’émission des notes, leur recouvrement, la traçabilité des paiements et le contrôle des opérations, constitue un élément essentiel de la gestion des finances provinciales. Pour le député, son fonctionnement doit être suffisamment rigoureux pour éviter les pertes de recettes et garantir que les ressources dues à la province soient effectivement mobilisées.

La démarche intervient dans le cadre des vacances parlementaires, période au cours de laquelle les députés sont appelés à rester en contact avec les réalités de leurs circonscriptions et à assurer le suivi des préoccupations relevant de leur mandat.

Héritier Likaka Balombo entend poursuivre son travail de suivi et annonce d’autres éclaircissements sur les faiblesses constatées dans la gestion des recettes provinciales. Il prévoit notamment une communication dans les prochains jours afin de présenter davantage d’éléments issus de son contrôle.

Pour l’heure, le délai d’un mois accordé aux grands assujettis constitue la prochaine étape. À son terme, les dossiers qui n’auront pas été régularisés pourraient être transmis aux autorités compétentes, selon les éléments dont dispose le député provincial.

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