

À Popokabaka, dans la province du Kwango, l’état de délabrement avancé de la prison centrale inquiète la société civile locale. Construite en 1957, l’infrastructure présente plusieurs fissures et des parties endommagées, exposant les quatre détenus actuellement incarcérés à des conditions de détention préoccupantes.
Les murs fissurés, certaines portes hors d’usage et une toiture partiellement endommagée témoignent de la vétusté de cet établissement pénitentiaire. Sur les dix cellules que compte la prison, seules quatre seraient encore fonctionnelles.
Cette situation fait craindre un éventuel affaissement de certaines parties du bâtiment. Au-delà du risque sécuritaire, les conditions de vie des détenus sont également préoccupantes, avec une prise en charge sanitaire et alimentaire jugée insuffisante.
Face à cette situation, la société civile locale demande une intervention des autorités afin de garantir des conditions de détention conformes aux exigences de dignité humaine.
Le président du cadre de concertation de la société civile, Didier Mababeni, plaide notamment pour la construction d’une nouvelle prison adaptée aux besoins actuels.
« Cette prison date de très longtemps et présente un état de délabrement très avancé. Des murs fissurés. De l’intérieur, on voit l’extérieur. Certains compartiments ont été abandonnés », a-t-il dénoncé.
Pour lui, l’état de l’infrastructure constitue également une menace pour la santé des personnes qui y sont détenues.
« Quand vous êtes arrêté pour une infraction commise, votre santé aussi est arrêtée par l’insalubrité à l’intérieur, occasionnée par un état très avancé de délabrement », a-t-il ajouté.
La société civile appelle ainsi le ministère des Droits humains à se saisir de la situation et à envisager des mesures permettant d’améliorer les conditions de détention à Popokabaka.
En attendant une éventuelle réhabilitation ou la construction d’un nouvel établissement, la vétusté de la prison centrale demeure une préoccupation pour les autorités locales et les défenseurs des droits des détenus.

Journaliste – Directeur de publication – Fondateur de YOKA INFOS
Raphaël ULAFIA ABDOUL est journaliste, directeur de publication et fondateur de YOKA INFOS. Licencié en droit, il assure la direction éditoriale du média et coordonne les activités de la rédaction. Il couvre principalement l’actualité politique, institutionnelle, judiciaire, sécuritaire, économique et sociale en République démocratique du Congo. À travers YOKA INFOS, il promeut un journalisme rigoureux, vérifié et accessible, au service de l’intérêt public.

