30 juillet 2026
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Au lendemain de la décision de la Cour constitutionnelle déclarant conforme, sous réserve de plusieurs dispositions, la loi encadrant l’organisation du référendum en République démocratique du Congo, les réactions continuent de se multiplier. Ce mardi 28 juillet 2026, l’ancien gouverneur du Kasaï-Occidental et ex-député national Claudel André Lubaya a vivement critiqué cet arrêt, estimant qu’il ouvre la voie à une concentration accrue du pouvoir entre les mains du président Félix-Antoine Tshisekedi.

Dans un point de vue rendu public quelques heures après le prononcé de la décision, Claudel Lubaya considère que la Cour constitutionnelle a franchi une étape qu’il juge préoccupante pour l’avenir des institutions congolaises. Selon lui, en validant la loi sur le référendum tout en l’assortissant de réserves, la haute juridiction aurait accordé au chef de l’État une large marge de manœuvre.

L’ancien député affirme que la Cour a remis au président de la République « un chèque en blanc » susceptible, selon ses termes, de permettre le « démantèlement de l’architecture institutionnelle issue de la Constitution du 18 février 2006 ». Il va plus loin en estimant que cette décision pourrait conduire à « une présidence à vie de fait », tout en accusant la juridiction de s’être écartée de son rôle de garante de l’État de droit.

Dans son analyse, Claudel Lubaya estime également que plusieurs acteurs ayant accepté de participer au dialogue politique ont été induits en erreur. Il cite notamment la Coalition Article 64 (C64), ainsi que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), estimant que leur confiance envers les assurances du chef de l’État a permis au processus référendaire de progresser.

L’opposant adresse par ailleurs « ses respectueuses pensées » au cardinal Fridolin Ambongo, considérant que ce dernier aurait accordé sa confiance au président de la République sans disposer, selon lui, de toutes les garanties sur les objectifs poursuivis par cette initiative.

S’agissant de la Coalition Article 64, Claudel Lubaya estime que la suspension des actions de mobilisation a constitué « une faute stratégique majeure », appelant désormais cette plateforme à reprendre ses initiatives afin de défendre, selon ses propos, « la Constitution et l’État de droit ».

Ces déclarations interviennent quelques heures après la décision rendue par la Cour constitutionnelle, qui a jugé conforme à la Constitution la loi fixant les modalités d’organisation du référendum, tout en formulant des réserves sur plusieurs de ses articles. Cette décision ouvre désormais la voie à la promulgation du texte par le président de la République, avant son éventuelle entrée en vigueur.

Le contenu détaillé des réserves émises par la Cour n’a toutefois pas encore été publié. Leur portée juridique devrait être précisée dans l’arrêt intégral, attendu au Journal officiel, afin de permettre une meilleure compréhension des conditions d’application de cette nouvelle loi.

Alors que le débat sur le référendum continue de diviser la classe politique congolaise, les réactions des différentes forces politiques, de la société civile et des acteurs religieux devraient se poursuivre dans les prochains jours. La promulgation éventuelle de la loi par le chef de l’État constituera une nouvelle étape dans un dossier qui demeure au cœur des discussions sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.

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