30 juillet 2026
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Une attaque menée par des miliciens Maï-Maï a été repoussée, mardi 28 juillet, par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Bukama Centre, chef-lieu du territoire de Bukama, dans la province du Haut-Lomami. Cette incursion intervient à la veille de l’arrivée du président Félix Tshisekedi à Kamina, dans un contexte sécuritaire toujours marqué par l’activisme des groupes armés dans le nord de l’ancien Katanga.

Selon plusieurs sources locales, les assaillants, armés notamment de flèches et d’armes blanches, ont fait irruption dans la matinée en provenance du parc national de l’Upemba. Ils se sont affrontés durant plusieurs heures avec les militaires déployés dans la cité, avant d’être repoussés par les FARDC.

L’attaque a provoqué un mouvement de panique au sein de la population. De nombreux habitants se sont réfugiés dans des zones jugées plus sûres, tandis que les activités socioéconomiques ont été fortement perturbées pendant les affrontements.

« Il y a eu une incursion des Maï-Maï avant-midi à Bukama Centre. Ils ont été vite maîtrisés par les forces armées qui sont à Bukama Centre. Ces Maï-Maï sont sortis du parc Upemba et ils n’ont rien revendiqué. Ils ont créé des désordres en s’attaquant à l’armée comme l’autre fois. C’est dans ce contexte que l’état-major de l’armée sur place a répliqué pour les sortir de Bukama Centre. Présentement, la population vit dans une psychose totale, bien que la situation ait été maîtrisée », a déclaré Félix Kakola, responsable d’une organisation de la société civile de Bukama.

D’après des sources concordantes, un corps sans vie a été découvert après les affrontements, sans que son identité n’ait été officiellement établie. Un entrepreneur local aurait également été blessé par balle au cours des échanges de tirs. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités militaires.

Cette nouvelle incursion s’inscrit dans une série d’attaques attribuées aux groupes Maï-Maï actifs dans le nord de l’ancien Katanga. Depuis plusieurs mois, ces miliciens, retranchés dans le parc national de l’Upemba et les zones forestières environnantes, multiplient les attaques contre les positions des FARDC, alimentant un climat d’insécurité dans les territoires de Bukama, Malemba-Nkulu, Mitwaba et Pweto.

Face à cette menace persistante, les forces armées ont renforcé à plusieurs reprises leur dispositif sécuritaire dans la région afin de contenir les incursions des groupes armés et de protéger les populations civiles. Malgré ces efforts, les attaques demeurent sporadiques mais récurrentes.

Cette offensive survient à la veille de la visite du président de la République, Félix Tshisekedi, dans la province du Haut-Lomami. Le Chef de l’État est attendu ce mercredi à Kamina, où il doit notamment inaugurer une usine de captage d’eau destinée à améliorer l’accès à l’eau potable. Son programme prévoit également la mise en service de plusieurs infrastructures réalisées par le Service national à Kaniama Kasese.

À ce stade, aucun élément ne permet d’établir un lien entre cette attaque et la visite présidentielle. Toutefois, la concomitance de ces deux événements rappelle les défis sécuritaires auxquels restent confrontées plusieurs provinces de l’ancien Katanga, malgré les opérations menées par les forces de défense pour rétablir durablement la stabilité dans cette partie du pays.

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