4 août 2026
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L’opposant politique Alain Bolodjwa a officiellement annoncé, lundi 3 août, son retrait de la coalition C64 pour la défense de l’ordre constitutionnel. Il a fait cette déclaration lors d’un Live Space organisé sur le réseau social X par le journaliste Stanis Bujakera, où il a expliqué les raisons de sa décision.

Selon Alain Bolodjwa, la coalition s’est progressivement éloignée de l’objectif qui avait motivé sa création, à savoir la défense de l’ordre constitutionnel face aux initiatives de révision de la Constitution. Il estime que le choix de suspendre certaines actions pour laisser place au dialogue national inclusif constitue un changement de cap qu’il ne partage pas.

« Je ne suis pas venu pour quémander le dialogue, mais je suis venu pour défendre l’ordre constitutionnel », a-t-il déclaré. L’opposant affirme avoir tenté, à plusieurs reprises, de convaincre les autres membres de maintenir la ligne initiale de la plateforme. Face à ce qu’il qualifie d’« environnement devenu malsain », il dit avoir préféré se retirer afin d’éviter toute ambiguïté sur son engagement.

Alain Bolodjwa reproche également à la coalition de ne pas avoir respecté la stratégie définie pour s’opposer à l’examen de la proposition de loi sur le référendum. Il critique notamment le choix de certaines échéances de mobilisation, estimant qu’elles ne correspondaient pas au calendrier parlementaire.

« J’avais posé la question : pourquoi le 12 juin ? Ça représente quoi, quel en est l’objectif ? Pourtant, les gens savaient que l’Assemblée nationale allait examiner la loi le 8. Cela a vidé, dans une certaine mesure, la substance de notre démarche », a-t-il expliqué.

L’opposant déplore par ailleurs plusieurs rendez-vous manqués au sein de la C64 et considère que l’ouverture au dialogue risque, selon lui, de légitimer le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle, une perspective à laquelle il demeure fermement opposé.

Cette décision intervient quelques jours après le report, par la C64, d’une marche qui devait notamment réclamer la démission du président Félix Tshisekedi pour sa volonté affichée de modifier la Constitution. La coalition avait justifié ce report par la nécessité de donner une chance au dialogue national inclusif proposé à l’issue des consultations menées par les principales confessions religieuses avec le chef de l’État.

Par la suite, la Cour constitutionnelle a jugé conforme à la Constitution la loi sur les référendums. Dans ce contexte, la C64 a annoncé de nouvelles actions à partir du 15 août, date qu’elle a fixée comme échéance pour l’organisation du dialogue national inclusif.

Malgré son départ de la coalition, Alain Bolodjwa affirme qu’il reste fidèle à ses convictions et poursuivra son combat en faveur du respect de l’ordre constitutionnel. Cette démission met en évidence les divergences stratégiques qui traversent actuellement une partie de l’opposition congolaise face aux initiatives politiques en cours et au débat sur une éventuelle réforme de la Constitution.

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