
Les familles affectées par les opérations de démolition des constructions érigées sur les emprises ferroviaires, dans la commune de Masina à Kinshasa, sollicitent des mesures d’accompagnement des autorités afin de faire face aux conséquences de ces déguerpissements.
L’appel a été lancé par le chef adjoint du quartier Mfumu-Nsuka, Derlin Diongo, qui estime que les ménages concernés traversent une situation particulièrement difficile après la destruction de leurs habitations.
Selon lui, si la récupération des emprises ferroviaires répond à une nécessité d’intérêt public, elle devrait s’accompagner d’un dispositif d’assistance en faveur des personnes touchées.
« Lors des précédentes opérations de démolition, les autorités avaient pris des mesures d’accompagnement au profit des personnes affectées. Mais, dans le cas des emprises ferroviaires, rien n’a été prévu. Nous demandons aux autorités de trouver un mécanisme pour accompagner ces familles qui ont tout perdu », a-t-il déclaré.
Les opérations en cours s’inscrivent dans la politique de récupération des espaces publics occupés de manière irrégulière le long des voies ferrées. Les autorités justifient cette démarche par la nécessité de garantir la sécurité des populations, de préserver les infrastructures ferroviaires et de lutter contre l’urbanisation anarchique.
Sur le terrain, plusieurs familles affirment avoir perdu leurs logements et une partie de leurs biens. Certaines disent se retrouver sans solution de relogement, tandis que d’autres peinent à reprendre une vie normale après les démolitions.
Pour les responsables locaux, la poursuite des opérations de déguerpissement devrait aller de pair avec des mesures sociales permettant de limiter les effets de ces décisions sur les populations les plus vulnérables.
Cette situation remet au centre du débat la question de l’accompagnement des personnes affectées par les politiques d’assainissement urbain. Plusieurs observateurs estiment qu’une meilleure prise en charge des sinistrés contribuerait à concilier le respect de l’autorité de l’État avec les impératifs de protection sociale.
En attendant une réponse des autorités compétentes, les familles concernées espèrent que leur appel sera entendu et que des solutions concrètes seront mises en place pour leur permettre de reconstruire leur quotidien dans des conditions plus dignes.
