
Dans un communiqué consulté par l’équipe rédactionnelle de Yoka Infos ce vendredi 3 juillet 2026, le Fonds spécial de répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) annonce la suspension temporaire des opérations d’identification et d’indemnisation individuelle des victimes de Kisangani. Cette décision intervient à la suite de soupçons de fraudes relevés lors des précédentes opérations et de l’ouverture d’un audit destiné à assainir le processus.
Le FRIVAO indique que cette mesure vise à garantir la transparence et la crédibilité du mécanisme d’indemnisation mis en place en faveur des victimes des préjudices causés par les activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo.
Selon le communiqué signé par le coordonnateur du FRIVAO, Mgr François Mwarabu Ngalema, plusieurs personnes et entités auraient irrégulièrement bénéficié de fonds destinés aux victimes, justifiant ainsi la suspension provisoire des opérations.
« Cette décision fait suite au soupçon de nombreuses fraudes lors des opérations antérieures ; plusieurs personnes et entités auraient indûment accédé aux fonds de manière illégale », précise le document.
Pour faire la lumière sur ces allégations, un audit approfondi est actuellement en cours. Le FRIVAO explique que cette démarche permettra de sécuriser les ressources allouées au programme d’indemnisation et de s’assurer que seules les personnes effectivement reconnues comme victimes puissent bénéficier des réparations prévues.
L’institution rassure par ailleurs les bénéficiaires réguliers que leurs droits ne seront pas remis en cause. Elle précise que l’examen des dossiers ainsi que les paiements reprendront dès la publication des conclusions de l’audit, pour autant que les dossiers répondent aux critères établis.
« L’examen des dossiers et les paiements reprendront dès la publication du rapport d’audit. Vos droits seront préservés si votre dossier est conforme », souligne le communiqué.
Créé dans le cadre de la mise en œuvre des réparations décidées à la suite de l’arrêt de la Cour internationale de Justice dans le différend opposant la RDC à l’Ouganda, le FRIVAO est chargé de gérer le processus d’identification et d’indemnisation des victimes, en particulier celles de Kisangani touchées par les conflits et les activités illicites survenus entre 1998 et 2003.
En attendant la fin des vérifications, la direction générale du FRIVAO invite les victimes, les parties prenantes et l’ensemble de la population à faire preuve de patience et de compréhension. Cette suspension temporaire, souligne-t-elle, s’inscrit dans une démarche de bonne gouvernance visant à renforcer la confiance dans le processus d’indemnisation et à garantir que les réparations parviennent exclusivement aux véritables ayants droit.
