31 juillet 2026
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Alors que la République démocratique du Congo concentre une grande partie de ses efforts sur la riposte à la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola, le choléra poursuit sa progression à travers le pays. Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette épidémie a déjà causé 3 124 décès depuis le début de l’année 2026 et touche désormais 16 provinces.

D’après l’OMS, la RDC a enregistré 106 401 cas suspects de choléra depuis janvier 2026, avec un total de 3 124 décès, soit un taux de létalité proche de 3 %. L’épidémie est actuellement signalée dans 56 zones de santé, confirmant une circulation active de la maladie sur une large partie du territoire national.

Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeurent les principaux foyers de transmission. À elles seules, elles concentrent 52 % de l’ensemble des cas suspects recensés dans le pays, illustrant la forte pression qui pèse sur les structures sanitaires de cette région déjà confrontée à l’insécurité et aux déplacements massifs de populations.

La maladie continue également de gagner du terrain dans l’ouest de la RDC. Les provinces du Kwango et du Sud-Ubangi figurent parmi les zones récemment touchées. Au Sud-Ubangi, 270 nouveaux cas suspects ont été notifiés en une seule semaine, représentant à eux seuls près de 21 % des cas hebdomadaires enregistrés à l’échelle nationale.

Cette évolution intervient dans un contexte sanitaire particulièrement complexe. En parallèle de la flambée de choléra, le pays fait face à la 17ᵉ épidémie d’Ebola liée à la souche Bundibugyo, qui mobilise d’importantes ressources humaines, logistiques et financières, principalement dans l’est de la République.

L’OMS indique que des interventions sont en cours pour soutenir les autorités sanitaires congolaises dans la maîtrise de cette nouvelle flambée. Ces actions portent notamment sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, l’amélioration de la prise en charge des malades, les activités de sensibilisation communautaire ainsi que l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et aux mesures d’hygiène, essentielles pour interrompre la transmission du choléra.

Maladie d’origine hydrique, le choléra se propage principalement par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés. Les risques de propagation augmentent dans les zones où l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement demeure insuffisant, notamment dans les sites accueillant des personnes déplacées.

Face à cette situation, les autorités sanitaires et leurs partenaires sont appelés à maintenir une vigilance accrue afin d’éviter une aggravation de l’épidémie. Au-delà de la riposte contre Ebola, la lutte contre le choléra demeure un enjeu majeur de santé publique en RDC, nécessitant une mobilisation continue pour limiter les décès et protéger les populations les plus vulnérables.

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