
Le Fonds spécial de répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) poursuit, à Kinshasa, les travaux de la session extraordinaire de son Conseil d’administration, ouverte le 27 juillet. Jusqu’au 3 août, les administrateurs examinent plusieurs dossiers stratégiques, notamment la validation du manuel de procédures d’identification et d’indemnisation des victimes, une étape essentielle pour le lancement effectif des réparations.
Réunis dans la salle Garamba du ministère de l’Intérieur, les membres du Conseil d’administration, des experts et des représentants de plusieurs institutions partenaires passent en revue les principaux outils administratifs, techniques et financiers destinés à renforcer la gouvernance du Fonds et à accélérer l’exécution de son mandat.
À l’ouverture des travaux, le président du Conseil d’administration, Dismas Kitenge, a rappelé que cette session constitue une étape importante dans le processus de réparation en faveur des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo. Il a salué la vision du président de la République ainsi que l’accompagnement du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, dans la relance des activités du FRIVAO.
« La dignité des victimes ne peut faire l’objet d’aucun compromis », a déclaré Dismas Kitenge, invitant les administrateurs à privilégier une gestion rigoureuse, transparente et respectueuse des droits des bénéficiaires.
Parmi les principaux points inscrits à l’ordre du jour figure la validation du manuel de procédures d’identification et d’indemnisation des victimes. Ce document doit définir les critères d’identification des bénéficiaires, les modalités d’instruction des dossiers ainsi que les mécanismes destinés à garantir un processus d’indemnisation équitable, transparent et conforme aux principes de bonne gouvernance.
Les travaux portent également sur la mise en œuvre des résolutions adoptées lors de la précédente session, le rapport des consultations menées dans le cadre des réparations collectives, les états financiers du Fonds, le plan de déploiement des opérations dans les provinces concernées, les questions liées à la gouvernance et à la gestion des ressources humaines, ainsi que d’autres dossiers administratifs et techniques jugés prioritaires pour le bon fonctionnement de l’établissement.
Les administrateurs examinent en outre les conséquences de l’épidémie d’Ebola qui touche certaines provinces de l’Est du pays. Dans ce contexte, le FRIVAO prévoit d’adapter le calendrier de ses opérations afin de garantir la sécurité des équipes déployées sur le terrain et des communautés concernées, notamment en Ituri, au Haut-Uele et au Bas-Uele.
Cette session extraordinaire intervient après plusieurs mois de préparatifs marqués par des campagnes de sensibilisation, des consultations communautaires organisées à Kisangani et dans d’autres provinces concernées, ainsi que par l’élaboration d’outils techniques destinés à encadrer les futures opérations de réparation.
Mis en place pour assurer la répartition des indemnités accordées à la République démocratique du Congo à la suite de l’arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) dans l’affaire l’opposant à l’Ouganda, le FRIVAO poursuit la mise en place des mécanismes nécessaires au démarrage effectif des opérations d’indemnisation. Les conclusions attendues à l’issue de cette session, prévue le 3 août, devraient permettre au Fonds de franchir une nouvelle étape vers la concrétisation des réparations attendues depuis plusieurs années par les victimes et leurs communautés.
