
À la veille d’une rencontre annoncée entre la plateforme politique C64 et le président burundais Évariste Ndayishimiye, l’opposant Martin Fayulu a réaffirmé sa position sur le débat autour de la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo. Il conditionne tout dialogue à l’abandon du projet de loi référendaire ou à la suppression des dispositions qu’il estime contraires à l’article 220 de la Constitution.
Le président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) a exprimé cette exigence à l’approche des échanges prévus avec le chef de l’État burundais, dans un contexte où les discussions autour d’une éventuelle révision de la Constitution continuent d’alimenter le débat politique en RDC.
Martin Fayulu estime que les dispositions touchant à l’article 220 de la Constitution ne peuvent faire l’objet d’aucune modification. Cet article est considéré comme l’un des verrous constitutionnels protégeant notamment le nombre et la durée des mandats du président de la République ainsi que plusieurs principes fondamentaux de l’État.
Selon l’opposant, la plateforme C64 entend défendre cette position au cours de sa rencontre avec le président Évariste Ndayishimiye. Il demande le retrait pur et simple du projet de loi référendaire ou, à défaut, la suppression de toutes les dispositions qu’il juge incompatibles avec l’article 220.
« Parce que ce n’est pas nous qui le disons, c’est la Constitution qui le dit », a déclaré Martin Fayulu, soutenant que le respect de la Loi fondamentale demeure une condition essentielle pour préserver l’ordre constitutionnel.
Cette prise de position intervient alors que le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle continue de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique et de la société civile. Si certains acteurs estiment qu’une révision de certaines dispositions pourrait répondre aux défis institutionnels actuels, d’autres considèrent que les clauses protégées par l’article 220 ne peuvent être remises en cause.
La rencontre annoncée entre la C64 et le président burundais s’inscrit dans une série de consultations politiques engagées autour de la situation en République démocratique du Congo. Les discussions devraient notamment porter sur les enjeux de gouvernance, de stabilité institutionnelle et de préservation de la paix dans la région.
À travers cette déclaration, Martin Fayulu réaffirme la position de son camp en faveur du respect strict de la Constitution. Les échanges attendus avec le président burundais pourraient contribuer à alimenter le débat sur les réformes institutionnelles, dans un contexte politique marqué par des divergences d’approche entre les différents acteurs nationaux.
Par : Doly MUNTU
