
Au moins sept civils ont été tués lors d’une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), survenue dans la matinée du jeudi 23 juillet 2026 à Kazaroho, près de Lukaya, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Cette nouvelle incursion, dont le bilan demeure provisoire, ravive les inquiétudes face à la persistance de l’insécurité dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Selon les informations rapportées par l’activiste des droits humains Kitsa Masikini, des hommes armés identifiés comme appartenant aux ADF ont fait irruption dans la localité de Kazaroho, située dans le groupement Bangole, chefferie des Babila Babombi, où ils se sont violemment attaqués aux habitants.
Le premier bilan fait état d’au moins sept civils tués. Toutefois, les recherches se poursuivent dans la zone, laissant craindre une aggravation du nombre de victimes.
Pour Kitsa Masikini, cette attaque témoigne une nouvelle fois de la vulnérabilité des populations vivant dans cette partie du territoire de Mambasa, régulièrement ciblée par des incursions de groupes armés.
Il déplore notamment l’absence d’une intervention rapide des forces de défense et de sécurité, estimant qu’une réaction plus diligente aurait pu limiter les pertes en vies humaines et offrir une meilleure protection aux habitants.
Cette nouvelle attaque replonge les communautés de Lukaya et des villages environnants dans un climat de peur. Depuis plusieurs années, les ADF sont accusés de mener des attaques meurtrières contre les populations civiles dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, provoquant des centaines de morts, des déplacements massifs de populations et une détérioration des conditions de vie.
Au-delà des pertes humaines, ces violences affectent gravement les activités économiques et agricoles, tandis que de nombreuses familles vivent dans une insécurité permanente, contraintes de fuir leurs villages ou de limiter leurs déplacements.
Face à cette situation, Kitsa Masikini appelle les autorités militaires et administratives à renforcer les dispositifs sécuritaires dans les zones les plus exposées afin de prévenir de nouvelles attaques. Il plaide également pour une intensification des opérations de traque contre les groupes armés actifs dans le territoire de Mambasa.
L’activiste invite par ailleurs les habitants des localités de Malikwanga, Makombise, Mahu et Makumo à faire preuve d’une vigilance accrue. Il leur recommande de respecter les consignes de sécurité, d’éviter les déplacements non essentiels dans les zones à risque et de signaler sans délai tout mouvement suspect aux services de sécurité.
Cette nouvelle attaque rappelle les défis sécuritaires persistants auxquels fait face le territoire de Mambasa. Alors que les opérations militaires se poursuivent contre les groupes armés, les populations locales continuent d’attendre un renforcement durable des mesures de protection afin de retrouver un climat de sécurité propice à la reprise normale de leurs activités.
Par : Delphin ANECO
