

Alors que la République démocratique du Congo fait face simultanément à plusieurs épidémies, les professionnels de santé appellent la population à ne pas confondre les symptômes de la maladie à virus Ebola et du choléra. Selon le Dr Germain Kapour, éco-épidémiologiste, une bonne identification des signes cliniques permet une prise en charge rapide et adaptée, essentielle pour réduire les risques de complications et de transmission.
La mise au point du spécialiste intervient dans un contexte marqué par la circulation de plusieurs maladies infectieuses dans différentes provinces du pays. Si Ebola et le choléra représentent deux importantes menaces sanitaires, leurs modes de transmission, leurs manifestations cliniques et leur prise en charge sont fondamentalement différents.
Le Dr Germain Kapour explique que la maladie à virus Ebola se manifeste avant tout par une forte fièvre, souvent accompagnée d’autres signes caractéristiques.
« Le maître-symptôme de la maladie à virus Ebola est la fièvre, souvent accompagnée de saignements ; c’est pourquoi elle fait partie du groupe des fièvres hémorragiques. En plus de cette forte fièvre soudaine, le malade ressent des douleurs musculaires intenses, des maux de tête et une grande fatigue », précise-t-il.
À l’inverse, le choléra se distingue principalement par des diarrhées abondantes et une déshydratation rapide, sans élévation de la température corporelle.
« Le choléra se caractérise a contrario par une diarrhée aqueuse aiguë sans fièvre. Il s’accompagne de vomissements fréquents, survenant sans effort, et d’une déshydratation corporelle très rapide susceptible de provoquer des crampes musculaires au niveau des membres inférieurs », explique le spécialiste.
Selon les professionnels de santé, cette distinction est essentielle, car elle oriente les premiers gestes médicaux et permet aux équipes soignantes d’adapter rapidement la prise en charge en fonction de la maladie suspectée.
Les autorités sanitaires rappellent également que toute personne présentant des symptômes évocateurs d’Ebola ou du choléra doit se rendre sans délai dans une structure de santé. Une consultation précoce favorise non seulement un traitement approprié, mais contribue aussi à limiter les risques de propagation de ces maladies au sein des communautés.
Alors que les efforts de riposte se poursuivent sur plusieurs fronts en RDC, les spécialistes insistent sur l’importance de la sensibilisation, de la vigilance communautaire et du respect des mesures de prévention. Une meilleure connaissance des symptômes propres à chaque maladie demeure un atout majeur pour protéger les populations et renforcer l’efficacité de la réponse sanitaire nationale.

Journaliste – YOKA INFOS
Denis BAKUMANI est journaliste à YOKA INFOS. Il couvre principalement l’actualité politique, institutionnelle, sécuritaire, économique et sociale en République démocratique du Congo, avec une attention particulière portée aux enjeux de la province de la Tshopo.





