4 août 2026
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Le gouvernement congolais prévoit de renforcer significativement l’approvisionnement en électricité dans la province du Haut-Lomami grâce à plusieurs projets énergétiques en cours. Les autorités annoncent qu’un déficit actuel de 6 mégawatts devrait être résorbé d’ici 2028, avec un excédent de production attendu au profit de la population.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo entend accélérer le développement des infrastructures énergétiques dans le Haut-Lomami afin de répondre aux besoins croissants en électricité de cette province. Cette ambition a été présentée par le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi, lors d’un briefing de presse organisé le 30 juillet à Kaniama Kasese, en marge de la tournée d’itinérance du président Félix Tshisekedi.

Le ministre a expliqué que le Haut-Lomami souffre actuellement d’un déficit énergétique important. La province est alimentée par la centrale hydroélectrique de Kilubi, une infrastructure appartenant aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), construite en 1954 et dont les performances ont fortement diminué avec le temps.

« La province du Haut-Lomami est actuellement desservie à hauteur de 4 mégawatts. (…) Aujourd’hui, en raison de sa vétusté, elle produit à peine 4 mégawatts, pour une demande estimée à 10 mégawatts au niveau de la base militaire et de la population », a déclaré Aimé Molendo Sakombi.

Face à ce déficit évalué à 6 mégawatts, le gouvernement mise sur la réalisation de nouveaux projets structurants. Parmi eux figure notamment le barrage hydroélectrique de Kalengé, actuellement en construction, auquel viendra s’ajouter une importante capacité de production solaire.

« Le barrage de Kalengé est en cours de construction. Il aura une capacité de 149 mégawatts et sera associé à un mix énergétique comprenant environ 60 mégawatts d’énergie solaire », a précisé le ministre.

Les autorités prévoient également une montée en puissance de la production électrique dans la région de Bukama. Selon Aimé Molendo Sakombi, les investissements engagés devraient permettre d’atteindre une capacité d’environ 210 mégawatts d’ici à la fin de l’année 2028.

Conformément aux dispositions de la nouvelle loi sur l’électricité, 10 % de cette production, soit environ 20 mégawatts, seront destinés à la desserte de la population par le réseau de la Société nationale d’électricité (SNEL).

À terme, le gouvernement estime que ces investissements permettront non seulement de couvrir les besoins actuels du Haut-Lomami, mais aussi de disposer d’une réserve énergétique.

« D’ici deux ans, nous passerons donc à un excédent d’environ 10 mégawatts », a assuré le ministre.

Ces annonces s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à améliorer l’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire. Selon les chiffres communiqués par le ministère des Ressources hydrauliques et Électricité, le taux national de desserte est passé de 9 % à 21,5 % en cinq ans. Malgré cette progression, les autorités reconnaissent que d’importants défis subsistent, notamment dans les zones rurales et plusieurs centres urbains encore faiblement desservis.

Si les projets annoncés sont réalisés dans les délais prévus, le Haut-Lomami pourrait connaître une amélioration significative de son approvisionnement en électricité à partir de 2028, avec des retombées attendues pour les ménages, les services publics et les activités économiques de la province.

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