

Lors de sa visite ce samedi 8 novembre au camp de détention d’Osio, à Kisangani, le ministre de la Justice Guillaume Ngefa a été confronté à la dure réalité alimentaire des détenus, qui vivent avec un seul repas quotidien à base de haricot.
Situé à 17 kilomètres du centre-ville de Kisangani, sur la rive gauche du fleuve Congo, le camp de détention d’Osio présente un tableau inquiétant. Ce samedi 8 novembre 2025, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, y a effectué une visite dans le cadre de sa tournée dans la province de la Tshopo.
Sur place, les détenus ont exposé la précarité de leur régime alimentaire. À la cuisine de fortune érigée en plein air, une grosse marmite de haricots mijotait sur un feu de bois, sans aucune trace de viande ni de poisson. Le tout accompagné de fufu, selon un détenu affecté à la préparation des repas.


« Depuis que nous sommes ici, c’est haricot et fufu tous les jours. Pas de variété, pas de complément. On se contente de ce qu’il y a », a-t-il confié, les yeux dans la fumée.
Le ministre Ngefa a pris note de ces plaintes. Ce constat fait écho à son engagement, exprimé lors d’une visite précédente à la prison centrale de Makala à Kinshasa, où il avait promis de standardiser les repas des prisonniers sur toute l’étendue du pays.
La situation du camp d’Osio remet en lumière les conditions de détention difficiles dans plusieurs centres carcéraux de la RDC, notamment en matière d’alimentation, d’accès aux soins et d’hygiène. Le ministre a promis de faire remonter les doléances à qui de droit.
Source : YOKA INFOS

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