1785922959965
17859229599655906106674755781183

Des usagers de plusieurs axes routiers du Sud-Kivu dénoncent la multiplication de barrières qu’ils attribuent à certains combattants Wazalendo engagés aux côtés des FARDC dans les opérations contre les rebelles de l’AFC/M23. Selon leurs témoignages, ces points de contrôle s’accompagnent de prélèvements jugés irréguliers, alourdissant le coût du transport et compliquant les échanges commerciaux dans la région.

Les plaintes concernent principalement les routes Uvira–Luvungi, Mwenga–Uvira et Uvira–Fizi–Baraka, empruntées quotidiennement par des voyageurs, des transporteurs et des opérateurs économiques. Mardi 4 août 2026, plusieurs usagers interrogés ont fait état d’une augmentation du nombre de barrières installées le long de ces itinéraires.

Selon ces témoignages, des montants compris entre 10 000 et 50 000 francs congolais seraient exigés aux passagers et aux véhicules à chaque point de contrôle. Les personnes interrogées estiment que ces prélèvements pèsent lourdement sur les coûts de déplacement et perturbent les activités économiques dans cette partie du Sud-Kivu.

Les transporteurs affirment que la succession des barrières ralentit considérablement la circulation des personnes et des marchandises. Pour compenser les dépenses engagées au cours des trajets, certains disent avoir été contraints de revoir à la hausse les tarifs du transport, une situation qui se répercute directement sur les populations.

« Nous devons nous arrêter à plusieurs reprises pour payer. À la fin du parcours, les dépenses sont importantes et ce sont les passagers qui en subissent les conséquences », témoignent plusieurs usagers.

Dans les zones concernées, des habitants craignent que cette situation n’aggrave davantage les difficultés socio-économiques d’une région déjà affectée par l’insécurité liée aux affrontements opposant les FARDC, appuyées par des combattants Wazalendo, aux rebelles de l’AFC/M23. Ils appellent les autorités à renforcer le contrôle des axes routiers afin de garantir la libre circulation des personnes et des biens.

À ce stade, aucune réaction officielle des autorités provinciales, des FARDC ou des responsables des groupes Wazalendo cités par les témoignages n’était disponible.

Alors que les opérations militaires se poursuivent dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, la sécurisation des routes demeure un enjeu majeur pour les populations locales. De nombreux observateurs estiment qu’un meilleur contrôle des principaux axes de circulation est indispensable pour préserver les activités économiques, faciliter les déplacements et renforcer la confiance des citoyens envers les forces engagées dans la défense du territoire.

Laisser un commentaire

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.