

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a appelé samedi 12 septembre 2026 à renforcer l’accompagnement des jeunes entrepreneurs au-delà de la formalisation de leurs entreprises. Il s’exprimait à Kinshasa lors d’une cérémonie de remise des documents de formalisation à 537 entreprises portées par des jeunes, organisée au Centre culturel et artistique d’Afrique centrale.
Pour le chef de l’État, l’obtention des documents officiels ne doit pas constituer l’aboutissement du parcours entrepreneurial, mais plutôt une étape ouvrant la voie à un accompagnement plus structuré.
« La formalisation donne à l’entreprise une identité juridique, renforce sa crédibilité et crée les conditions de son développement dans un environnement plus stable et mieux sécurisé », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le président a toutefois mis en garde contre le risque de voir cette formalisation se traduire par de nouvelles contraintes pour les jeunes entrepreneurs.
« La formalisation ne doit pas devenir une porte ouverte aux tracasseries administratives ou à une pression fiscale disproportionnée », a-t-il insisté.
Au-delà de la reconnaissance juridique des entreprises, Félix Tshisekedi a ainsi plaidé pour une évolution des structures publiques chargées d’accompagner les entrepreneurs. Il a particulièrement interpellé le Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes (FSPEEJ), appelé à franchir une nouvelle étape dans son action en faveur des petites et moyennes entreprises.
La démarche s’inscrit dans un dispositif plus large de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Lancé en juin 2026, le programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais » prévoit notamment des actions dans la formation professionnelle, le développement de l’entrepreneuriat ainsi que l’accès à l’emploi et aux opportunités économiques.
Le FSPEEJ, opérationnel depuis 2022, mène de son côté un programme de formalisation destiné à accompagner les jeunes entrepreneurs dans leur passage du secteur informel au secteur formel. Son dispositif prévoit notamment une procédure de formalisation en ligne et plusieurs cohortes d’entreprises bénéficiaires.
Pour les 537 entreprises concernées par la cérémonie de samedi, la formalisation représente donc une étape importante dans la structuration de leurs activités. Elle ne garantit toutefois pas, à elle seule, la croissance ou la pérennité de ces entreprises, qui restent confrontées à des besoins en financement, en accompagnement technique, en accès aux marchés et en développement des compétences.
C’est précisément sur cet après-formalisation que le chef de l’État souhaite désormais voir davantage d’efforts. L’enjeu sera de permettre aux jeunes entrepreneurs de transformer leur statut juridique en véritables opportunités de croissance, de création d’emplois et de contribution à l’économie nationale.
Source : YOKA INFOS

Journaliste – YOKA INFOS
Denis BAKUMANI est journaliste à YOKA INFOS. Il couvre principalement l’actualité politique, institutionnelle, sécuritaire, économique et sociale en République démocratique du Congo, avec une attention particulière portée aux enjeux de la province de la Tshopo.

