14 septembre 2026
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Des signes d’amélioration sont observés dans plusieurs zones de santé de l’Ituri, épicentre de l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. À Bunia, les responsables de la riposte mettent toutefois l’accent sur le maintien de la surveillance, du suivi des contacts et des autres mesures de contrôle pour éviter une reprise de la transmission.

Ces avancées ont été évoquées lors d’une réunion de coordination présidée à Bunia par le Dr Jean-Jacques Muyembe, aux côtés de l’Incident Manager adjoint, Akilimali. Les échanges ont notamment porté sur les activités de recherche, le suivi des contacts et la disponibilité du vaccin dans le cadre de la riposte.

Le gouvernement congolais affirme également que plusieurs indicateurs évoluent favorablement. Selon le compte rendu du Conseil des ministres, dix des zones de santé affectées n’ont enregistré aucun nouveau cas depuis au moins 21 jours, tandis qu’un ralentissement de la transmission est observé notamment à Nia-Nia, Nizi et Mongbwalu, en Ituri.

Cette tendance reste néanmoins à interpréter avec prudence. Au 10 septembre, la RDC comptait 7 022 cas confirmés et 3 398 décès, avec une extension de l’épidémie à 62 zones de santé dans sept provinces. Le même bilan faisait état de 80 nouveaux cas en une seule journée, dont 30 en Ituri et 43 au Nord-Kivu.

L’Organisation mondiale de la Santé relevait pour sa part, dans son bilan arrêté au 7 septembre, que l’Ituri demeurait le principal foyer avec 5 406 cas confirmés depuis le début de l’épidémie. Elle signalait également que 28 des 36 zones de santé de la province avaient rapporté des cas, ce qui montre que, malgré les signes de ralentissement dans certains secteurs, la transmission reste active.

La surveillance des contacts constitue ainsi l’un des principaux leviers de la riposte. Au 7 septembre, l’OMS rapportait que 85,3 % des contacts identifiés avaient été effectivement suivis au cours des dernières 24 heures, soit 21 359 personnes surveillées sur 24 719 nécessitant un suivi.

Sur le terrain, la situation demeure toutefois fragile dans certaines zones. À Mongbwalu, par exemple, de nouveaux cas ont été signalés après une période d’accalmie. Le responsable de la prise en charge dans cette zone, le Dr Richard Lokudu, a notamment évoqué les mouvements importants de population entre les sites miniers et la persistance de certaines résistances communautaires comme des défis pour la surveillance.

La vaccination fait également partie des efforts en cours. Selon l’OMS, 2 007 personnes avaient déjà été vaccinées au 6 septembre dans six zones de santé de trois provinces, dont l’Ituri, dans le cadre de l’utilisation de l’Ervebo selon un protocole de recherche. L’OMS souligne cependant que l’efficacité de ce vaccin contre le virus Bundibugyo chez l’être humain demeure inconnue.

Ces données montrent donc une situation contrastée : certains indicateurs sont encourageants dans l’épicentre de l’épidémie, mais la transmission continue dans plusieurs zones et l’apparition de nouveaux foyers rappelle la nécessité d’une surveillance constante.

À Bunia comme dans les autres zones affectées, les autorités sanitaires misent ainsi sur la détection rapide des cas, le suivi rigoureux des contacts, la prise en charge précoce et l’implication des communautés. L’objectif reste de transformer les signes actuels de ralentissement en une interruption durable de la transmission.

Source : YOKA INFOS

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