Plus de 60 ingénieurs, chefs de chantier et agents ayant travaillé dans le cadre du

Plus de 60 ingénieurs, chefs de chantier et agents ayant travaillé dans le cadre du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T) au Maniema dénoncent 22 mois d’arriérés de salaire. Dans un mémorandum adressé aux autorités congolaises, au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et aux partenaires du projet, ils réclament une intervention urgente afin d’obtenir le paiement de leurs rémunérations.
Réunis autour d’une même revendication, ces travailleurs affirment traverser une situation sociale et financière devenue critique après près de deux ans sans percevoir leurs salaires. Ils soutiennent avoir exécuté leurs missions dans le cadre du PDL-145T, un programme lancé par le gouvernement congolais pour renforcer les infrastructures de base dans les 145 territoires du pays.
Dans leur mémorandum, les signataires disent se sentir abandonnés malgré les services rendus. Selon eux, les retards de paiement ont plongé plusieurs familles dans la précarité.
« Nous, ingénieurs, chefs des chantiers et agents travaillant dans le projet de 145 Territoires, avons l’honneur de porter à la connaissance de l’opinion publique et des autorités compétentes la situation préoccupante que nous traversons depuis plusieurs mois. Depuis le mois d’octobre 2024 jusqu’à nos jours, nous n’avons pas encore touché nos salaires », a déclaré l’ingénieur Okitekamba Diomu Thomas, en lisant un extrait du mémorandum.
Les travailleurs demandent au gouvernement, au PNUD ainsi qu’aux entreprises impliquées dans l’exécution du projet de trouver rapidement une solution. Ils estiment avoir contribué à la réalisation d’un programme d’intérêt national et considèrent le paiement de leurs salaires comme un droit légitime.
« Nous demandons aux autorités, au PNUD qui a donné le marché à SAFRICAS, et à SAFRICAS qui nous a abandonnés chez ITM que nous ne connaissons même pas, de trouver rapidement une solution à l’amiable pour notre cause. Nous avons travaillé pour l’intérêt de la nation et nous avons besoin d’être récompensés », a poursuivi leur porte-parole.
Malgré leur mécontentement, les agents affirment privilégier la voie du dialogue et les mécanismes légaux pour faire valoir leurs droits. Ils préviennent toutefois que leur patience s’amenuise face à l’absence de réponse après 22 mois d’attente.
« Nous réaffirmons notre volonté de privilégier le dialogue et les voies légales pour obtenir le paiement de nos droits. Toutefois, après près de 22 mois d’attente et de silence, nous ne pouvons plus rester dans cette situation de précarité et d’incertitude », peut-on lire dans leur mémorandum.
Interrogé sur ces accusations, le représentant de SAFRICAS au Maniema, Alain Kabongo, a rejeté la responsabilité de ces impayés sur la société ITM. Selon lui, SAFRICAS n’aurait pas recruté directement les ingénieurs et agents concernés.
« SAFRICAS a signé un contrat avec ITM pour le recrutement des ressources humaines », a-t-il expliqué, invitant les plaignants à adresser leurs revendications à cette entreprise.
Ce différend met en lumière une divergence de responsabilités entre les sociétés impliquées dans la mise en œuvre du PDL-145T au Maniema. En attendant une clarification des obligations de chaque partie, les travailleurs concernés continuent de réclamer le paiement de leurs salaires et espèrent une intervention rapide des autorités afin de mettre un terme à une situation qui fragilise leurs conditions de vie et celles de leurs familles.
