
Deux civils ont été tués et un conducteur grièvement blessé lors d’une embuscade tendue par des hommes armés sur l’axe routier Oïcha–Biakato, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Cette nouvelle attaque, survenue vendredi 31 juillet 2026, relance les préoccupations autour de la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Selon des informations rapportées par des acteurs de la société civile locale, les victimes revenaient d’Oïcha en direction de Biakato lorsqu’elles ont été prises pour cible, vers 16 heures, à hauteur de Bahiti. Des hommes armés auraient ouvert le feu sur leur véhicule, provoquant la mort de deux passagers sur place.
Les victimes ont été identifiées comme Jeannot et sa sœur Solange, tous deux originaires de Biakato. Le conducteur du véhicule, Kitsa Katembo, a quant à lui été grièvement blessé avant d’être évacué vers l’Hôpital général de référence d’Oïcha, où il reçoit des soins.
Pour la société civile, cette attaque illustre la vulnérabilité persistante des usagers empruntant cet axe routier, régulièrement visé par des groupes armés.
« Monsieur Jeannot et sa sœur Solange, originaires de Biakato, ont perdu la vie lors de cette attaque, tandis que le conducteur, Kitsa Katembo, a été grièvement blessé et évacué à l’Hôpital général de référence d’Oïcha », a déclaré Ram’s Malikidogo, acteur de la société civile.
Ce dernier estime que cette embuscade s’inscrit dans une série d’attaques qui frappent la région ces derniers jours. Il a notamment rappelé l’attaque survenue récemment à Kasoko Mbopi, où trois personnes avaient été tuées et plusieurs habitations incendiées.
« Cette attaque intervient après celle de Kasoko Mbopi où trois personnes ont été tuées et plusieurs habitations incendiées. Il est temps que les choses soient mises au clair », a-t-il insisté.
Face à cette nouvelle tragédie, les organisations de la société civile réclament l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs de l’embuscade et d’établir les circonstances exactes des faits. Elles demandent également un renforcement du dispositif sécuritaire sur les principaux axes routiers reliant Oïcha à Biakato, considérés comme particulièrement exposés aux attaques des groupes armés.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans le territoire de Beni, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux violences. Malgré les opérations militaires menées dans la région, plusieurs localités demeurent confrontées à des incursions armées, des embuscades et des exactions contre les habitants.
En attendant les résultats des investigations annoncées, les habitants espèrent des mesures concrètes pour sécuriser durablement cet important axe routier. Pour la société civile, le renforcement de la présence des forces de sécurité et une meilleure protection des civils restent indispensables afin de restaurer la confiance des populations et de limiter la répétition de telles attaques.
