

L’UDPS/Tshisekedi annonce des marches populaires pour le mardi 22 septembre 2026 dans les 26 chefs-lieux de province et les 145 territoires de la RDC, y compris à Kisangani, dans la Tshopo. Cette mobilisation intervient alors que l’interdiction des rassemblements et mouvements de masse reste en vigueur dans la province en raison de l’épidémie d’Ebola, ouvrant une interrogation sur les conditions dans lesquelles la marche pourra être organisée.
Dans une circulaire datée du 18 septembre 2026, signée par le président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya Tshilumba, la direction du parti demande à ses présidents fédéraux de prendre les dispositions nécessaires pour assurer la mobilisation autour des marches prévues le 22 septembre.
Le document vise notamment les structures du parti établies dans les 26 chefs-lieux de province et les 145 territoires. L’UDPS invite également ses formations politiques alliées, des organisations de la société civile, des confessions religieuses, des mouvements associatifs et estudiantins ainsi que des leaders d’opinion à participer à ces manifestations.

Selon la circulaire, les marches doivent notamment exprimer un soutien aux institutions de la République, à la loi portant organisation du référendum et au dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi.
À Kisangani, une question sanitaire se pose
Dans la Tshopo, cette annonce intervient dans un contexte particulier. Le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga a réaffirmé ces derniers jours l’interdiction des rassemblements et mouvements de masse dans la province, en invoquant les impératifs de santé publique liés à Ebola. Cette mesure avait déjà été rappelée à l’occasion de la marche de la C64 du 15 septembre.
L’autorité provinciale avait notamment demandé aux autorités administratives et aux services de sécurité de veiller au respect de cette mesure et averti que les dispositions légales seraient appliquées aux personnes qui organiseraient, participeraient ou encourageraient des activités contraires aux restrictions en vigueur.
La marche annoncée par l’UDPS place donc les structures du parti à Kisangani devant une situation particulière : la direction nationale appelle à une mobilisation le 22 septembre, tandis que les restrictions sanitaires provinciales demeurent en vigueur.
Mais la circulaire de l’UDPS elle-même prévoit que les présidents fédéraux doivent se rapprocher des autorités administratives et des services compétents afin d’accomplir les formalités prévues par la législation en vigueur et de définir les itinéraires, les horaires ainsi que les points de rassemblement.
Cette disposition est importante : le document du parti ne constitue pas, à lui seul, une autorisation administrative de manifestation. La question est donc de savoir quelles démarches seront entreprises par l’UDPS/Tshopo auprès des autorités provinciales et quelle réponse celles-ci apporteront.
À Kisangani, le député national Patrick Matata Makalamba, cadre de l’UDPS/Tshisekedi, a déjà appelé les militants du parti ainsi que les habitants de la ville à participer à la marche du 22 septembre. Il relaie ainsi localement l’appel lancé par la direction nationale de l’UDPS.
Cette mobilisation intervient quelques jours après la marche de la C64 du 15 septembre et après une autre marche de soutien au dialogue national et au changement de la Constitution organisée à Kisangani le 19 septembre.
Le contexte sanitaire demeure toutefois différent de celui d’une simple séquence politique. Les autorités provinciales justifient les restrictions par la nécessité de réduire les contacts rapprochés susceptibles de favoriser la transmission du virus Ebola.
À ce stade, il reste donc à connaître la position officielle du gouvernorat de la Tshopo sur la marche annoncée par l’UDPS, ainsi que les éventuelles mesures sanitaires ou conditions qui pourraient être fixées pour le 22 septembre.
La journée de mardi pourrait ainsi constituer un nouveau test pour l’application des restrictions sur les rassemblements dans la Tshopo, alors que les acteurs politiques poursuivent leurs mobilisations autour du référendum et du dialogue national.
Source : YOKA INFOS

Rédaction centrale – YOKA INFOS
La Rédaction YOKA INFOS réunit des journalistes, correspondants et collaborateurs engagés dans la production d’une information fiable, vérifiée et équilibrée. Elle couvre l’actualité politique, institutionnelle, judiciaire, sécuritaire, économique, sociale, culturelle et sportive en République démocratique du Congo. Fidèle à sa devise, « Informer. Inspirer. Unir. », la rédaction place la rigueur, l’éthique et l’intérêt public au cœur de son travail.

