14 septembre 2026
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Le député provincial Héritier Likaka Balombo a vivement critiqué la gestion des finances publiques en Tshopo et mis en cause le député national Patrick Matata Makalamba dans certaines décisions liées à la gestion provinciale. Il s’est exprimé vendredi 11 septembre à Kisangani, lors d’une séance de redevabilité devant les cadres et militants de la Fédération rurale de l’UDPS, dans la commune de Makiso.

Au cours de cette rencontre, l’élu d’Isangi a notamment évoqué la mobilisation des recettes provinciales. Selon les chiffres qu’il a avancés, l’Assemblée provinciale disposerait d’environ 86 500 dollars, le gouvernement provincial de 170 000 dollars et la régie financière de 100 000 dollars, soit environ 356 500 dollars au total.

Pour Héritier Likaka, ces recettes restent largement inférieures au potentiel de la Tshopo. Il estime que la province pourrait mobiliser plus de trois millions de dollars par mois et juge que les difficultés financières actuelles ne s’expliquent pas uniquement par l’insuffisance des ressources. Il dénonce notamment ce qu’il qualifie de « mauvaise volonté de l’exécutif provincial » et juge « catastrophique » la gestion du gouverneur.

L’élu a également affirmé que les sept territoires de la province ne bénéficieraient pas, selon lui, de réalisations significatives du gouvernement provincial.

Dans la même intervention, Héritier Likaka a directement mis en cause Patrick Matata Makalamba. Il lui reproche de défendre, selon ses déclarations, les intérêts de l’exécutif provincial et affirme que l’assistant financier du gouverneur ainsi que la directrice de la DGRNFT auraient été recommandés par l’élu national.

Ces accusations, formulées par Héritier Likaka, n’ont pas été établies indépendamment. Aucune réaction de Patrick Matata Makalamba sur ces griefs précis n’a été recueillie au moment de la publication.

La sortie d’Héritier Likaka intervient alors que Patrick Matata défend, de son côté, la stabilité des institutions provinciales. Le député national a déclaré vendredi à Kisangani qu’il ne défendait pas une personne, mais « la stabilité des institutions provinciales ».

Au-delà de cette confrontation politique, le débat relance les questions liées à la mobilisation des recettes, à la gestion des ressources publiques et au contrôle de l’exécutif provincial en Tshopo.

Source : YOKA INFOS

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