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Le chef du quartier Murara, dans la commune de Karisimbi à Goma, Claude Rwamakuba, est décédé quelques jours après sa libération d’un lieu de détention contrôlé par la coalition AFC/M23-RDF, selon le Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi. Cette organisation appelle à l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances de son arrestation, de sa détention et de son décès.

L’information a été rendue publique ce mercredi 5 août 2026 par le Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi. Dans une déclaration signée par son président, Claude Rugo, l’organisation fait part de sa profonde préoccupation et demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Selon cette source, Claude Rwamakuba aurait été interpellé après avoir réclamé le paiement de son salaire auprès des autorités de l’AFC/M23-RDF, qui contrôlent une partie de la ville de Goma. Il aurait ensuite été placé en détention avant d’être remis en liberté quelques jours plus tard.

Le Conseil communal de la jeunesse affirme qu’après sa libération, l’état de santé du chef de quartier se serait progressivement dégradé jusqu’à son décès. Les circonstances exactes de cette détérioration ainsi que les causes de sa mort n’ont toutefois pas été officiellement établies.

L’organisation présente le défunt comme un acteur engagé au service de sa communauté et estime que son décès soulève de nombreuses interrogations. Elle appelle les autorités compétentes et les organisations de défense des droits humains à se saisir du dossier afin qu’une enquête indépendante permette d’établir les faits et, le cas échéant, les responsabilités.

À ce stade, aucune communication officielle de l’AFC/M23-RDF n’a été rendue publique concernant les circonstances de l’arrestation de Claude Rwamakuba ni les allégations formulées par le Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi. Les causes exactes de son décès n’ont pas non plus été confirmées par une source officielle.

Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans les territoires sous contrôle de l’AFC/M23-RDF. Plusieurs organisations de la société civile y dénoncent régulièrement des cas présumés d’arrestations arbitraires, d’atteintes aux droits humains et de restrictions des libertés fondamentales.

En attendant d’éventuels éclaircissements des autorités concernées, les appels à une enquête se multiplient afin de faire la lumière sur les circonstances du décès de Claude Rwamakuba et de garantir que toute responsabilité, si elle est établie, puisse être examinée conformément au droit.

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