
Une profonde émotion a envahi la communauté universitaire de Butembo, au Nord-Kivu, lors des obsèques de Victoire Mutokambali, étudiant en troisième année à l’Université Officielle de Ruwenzori (UOR), tué le 26 juillet dernier. Le jeune universitaire a été inhumé ce mercredi, jour où il devait présenter son travail de recherche, un moment qui devait marquer une étape décisive de son parcours académique.
Parents, amis, enseignants, condisciples et proches se sont réunis à la paroisse Sainte-Croix de Kyavuyiri pour rendre un dernier hommage au défunt. Après la cérémonie religieuse, le cortège funèbre s’est dirigé vers la commune de Beu, à Beni, où l’étudiant a été conduit à sa dernière demeure.
La disparition de Victoire Mutokambali a suscité une vive émotion au sein de l’Université Officielle de Ruwenzori. Pour de nombreux étudiants et membres du corps académique, cette tragédie rappelle le lourd tribut que paient les populations civiles dans une région confrontée depuis plusieurs années à une insécurité persistante.
Le caractère particulièrement poignant de cette journée tient au fait qu’elle coïncidait avec la date retenue pour la soutenance de son travail de recherche. Au lieu de franchir une nouvelle étape vers l’obtention de son diplôme, le jeune étudiant a été accompagné dans son dernier voyage par une communauté profondément bouleversée.
Au-delà de la douleur des proches, ce drame ravive les inquiétudes concernant la sécurité des étudiants et des habitants de Butembo et de ses environs. Les violences récurrentes dans cette partie du Nord-Kivu continuent d’affecter la vie sociale, économique et académique, privant de nombreuses familles de leurs proches et compromettant le parcours de plusieurs jeunes.
La communauté universitaire de l’UOR a exprimé sa solidarité envers la famille du défunt et appelé les autorités compétentes à renforcer les mesures de protection des populations civiles afin de mettre fin à ces actes de violence qui endeuillent régulièrement la région.
L’inhumation de Victoire Mutokambali restera gravée dans les mémoires comme le symbole d’un destin brutalement interrompu. Alors qu’il s’apprêtait à défendre le fruit de plusieurs années d’études, c’est finalement dans le recueillement et la tristesse que ses proches, ses enseignants et ses camarades lui ont rendu un ultime hommage, avec l’espoir que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Par : Abdoul ULAFIA
