
La société civile du groupement Beu-Manyama, en territoire de Beni (Nord-Kivu), a décrété trois jours de deuil à la suite d’une série de tueries ayant endeuillé plusieurs villages de la région. Elle appelle les autorités à diligenter des enquêtes afin d’identifier les responsables et de renforcer les mesures de sécurité pour protéger les populations civiles.
Cette décision intervient dans un contexte de recrudescence de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni, où plusieurs attaques meurtrières ont récemment été signalées. Selon les acteurs de la société civile, ces violences ont plongé de nombreuses familles dans le deuil et ravivé les inquiétudes des habitants face à la persistance des incursions des groupes armés.
Pendant ces trois jours de deuil, la population est invitée à observer des moments de recueillement en mémoire des victimes. Cette initiative vise également à exprimer la solidarité envers les familles endeuillées et à attirer l’attention des autorités sur l’urgence de restaurer la sécurité dans les zones les plus exposées.
À travers cette démarche, la société civile réclame l’ouverture d’enquêtes indépendantes pour faire toute la lumière sur les circonstances des tueries et identifier les auteurs. Elle estime que la lutte contre l’impunité constitue une étape essentielle pour rétablir la confiance des populations et prévenir de nouvelles attaques.
Les responsables communautaires exhortent également les autorités civiles et militaires à renforcer la présence des forces de défense et de sécurité dans les localités touchées. Ils plaident pour une meilleure protection des villages et des axes empruntés quotidiennement par les habitants, régulièrement confrontés à la menace des groupes armés.
Depuis plusieurs années, le territoire de Beni demeure l’un des épicentres de l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo. Les attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) continuent de faire des victimes civiles, malgré les opérations militaires menées par les Forces armées de la RDC et leurs partenaires.
En attendant une réaction officielle des autorités sur les revendications formulées, la société civile de Beu-Manyama espère que cette période de deuil contribuera à maintenir la mobilisation autour de la recherche de la vérité, de la justice pour les victimes et du renforcement des actions visant à rétablir durablement la paix dans cette partie du Nord-Kivu.
